Champs Elysées – Promenade Arc de Triomphe/Concorde

Champs Elysées - Arc de Triomphe

Champs Elysées – Arc de Triomphe Par Goutam, via Wikimedia Commons

Champs Elysées : l’avenue réputée pour être la plus belle du Monde. Peut être est-ce vrai ! Ce qui est sûr, c’est très probablement l’une des avenues les plus chic de toutes les capitales.

Nous vous proposons tout ce qui doit être vu au cours d’une promenade sur les Champs Elysées et même un peu plus que ce qui est habituellement proposé, avec des références à la fois à l’histoire et au temps présent.

La promenade « Champs Elysées » commence sous l’Arc de Triomphe – que d’ailleurs vous pouvez visiter- et se termine à la Place de la Concorde.

Cette balade peut aussi être faite la nuit. Ce seront des images merveilleuses que vous remporterez.

Bonne promenade !

 

 

Pour visiter l’Arc de Triomphe, empruntez UNIQUEMENT le passage souterrain « du souvenir » pour piétons sous la place de Charles de Gaulle. NE PAS essayer de traverser entre les voitures de la place. Deux entrées fléchées, une à partir des Champs Elysées ou l’autre à partir de l’Avenue de la Grande Armée. Du haut de l’Arc de Triomphe (Plus de 50 m et situé sur une colline) vous aurez une vue splendide sur les champs Elysées jusqu’à la Concorde, sur l’Avenue de la Grande Armée jusqu’à la Défense et sur toute les avenues débouchant sur la place de l’Etoile.


1. Arc de Triomphe (de l’étoile)

Place de l’Etoile – Charles de Gaulle
75008 PARIS
Tél : 33 (0)1 55 37 73 77

L’accès sous l’Arc de Triomphe est gratuit (Prendre le souterrain)
Montée dans l’arc de triomphe : billet sur place. Pour les billets en ligne , passer par une agence (Ex : FNAC)
Position GPS : 48° 52’25,7″ N – 87,38, 2°17’42,1″ E
Ouverture : 10 à 23 h du 1er avril au 30 septembre et de 10 à 22h30 du 1er octobre au 31 mars.
Fermeture : Lors des défilés et commémorations le 1er janvier, 8 mai (matin), 14 juillet (matin), 11 novembre (matin), 25 décembre. Note : en raison d’aléas climatiques les horaires de visites peuvent être modifiés
Accès
Métro : lignes 1, 2 et 6 (Station Charles de Gaulle-Etoile)
RER : ligne A (Station Charles de Gaulle)
Bus : 22, 30, 31,52, 73, 92
Parkings : Champs Elysées et avenues alentour
Architectes : Jean-François-Thérèse Chagrin
Sculpteurs : François Rude, Jean-Pierre Cortot et Antoine Etex

 

Histoire

Au lendemain de la bataille d’Austerlitz, Napoléon 1er déclare aux soldats français : « Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de Triomphe ». Par un décret impérial en date du 18 février 1806, il ordonne la construction de cet arc de triomphe consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises – et aussi pour donner 10 ans de travail à la sculpture française. Son projet initial était d’en faire le point de départ d’une avenue triomphale ouest-est à partir des Champs Elysées et traversant notamment le Louvre et la place de la Bastille.

En 1810, à l’occasion de son second mariage, Napoléon 1er fit construire une maquette en vraie grandeur en charpente, stuc et toiles (Les piles ne s’élevant alors qu’à 1 m du sol) pour permettre à l’Archiduchesse Marie Louise d’Autriche une entrée triomphale dans Paris. En 1810/1814, l’arc de triomphe s’élevait « en dur » à la hauteur des voûtes. Abandonné sous la Restauration (Louis XVIII) sa construction fut reprise et terminée entre 1832 et 1834. C’est donc le roi Louis-Philippe et l’homme politique Adolphe Tiers qui ont choisi les thèmes et les sculptures : « le départ des volontaires » (dit « La Marseillaise ») du sculpteur François Rude et « le triomphe de Napoléon » de Jean-Pierre Cortot, « la résistance » de 1814 et « la Paix de 1815 » de Antoine Etex . Une frise spectaculaire en deux parties se situe au sommet, sur les quatre faces : le départ des armées et le retour des armées. Plusieurs bas reliefs rappellent des faits historiques napoléoniens. Enfin le monument est encerclé par cent plots symbolisant les Cents Jours du retour de Napoléon.

Champs Elysées - Tombe soldat inconnu

Tombeau du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe

Au centre, sous la voûte se situe la tombe du Soldat inconnu, sur laquelle brûle la flamme du Souvenir. Il est écrit :

Ici repose un soldat français mort pour la patrie 1914 – 1918

L’Arc de Triomphe est devenu lieu de la mémoire patriotique depuis le défilé du 14 juillet 1919 et l’inhumation du soldat inconnu en 1921.

Pour en savoir plus (En cours de rédaction)


2. Place du Général de Gaulle (Place de l’Etoile)

75008 PARIS
Position GPS : 48° 52’25,7″ N – 87,38, 2°17’42,1″ E
Accès
Métro : lignes 1, 2 et 6 (Station Charles de Gaulle-Etoile)
RER : ligne A (Station Charles de Gaulle)
Bus : 22, 30, 31,52, 73, 92
Parkings : Champs Elysées et avenues alentour
Architectes : Jacques Ignace Hittorff (D’origine allemande – Cologne 1792 – Paris 1867)

 

A la fin du 18ème siècle, c’était un carrefour champêtre à la limite de Paris. Deux pavillons jumeaux formaient la barrière de l’Etoile (Intersection avec les rues de Tilsitt et de Presbourg) pour encaisser  l’octroi (Droit d’entrer  des marchandises dans Paris). Ils furent démolis en 1860.

En 1854, Napoléon III charge Hittorff qui vient de terminer les aménagements de la place de la Concorde et des Champs-Elysées, de changer la place en appliquant les idées d’Haussmann. Aux cinq allées en étoile au milieu des pelouses viennent s’ajouter sept nouvelles branches, sans commerce mais avec 12 hôtels particuliers avec jardin côté place et entrée par les rues adjacentes.

Pour en savoir plus (En cours de rédaction)

 

Prenez l’avenue de Friedland et descendez une centaine de mètres où se trouve l’Hôtel Potocki occupé par la Chambre de Commerce et d’Industrie.


3. Hôtel Potocki – Chambre de Commerce et d’Industrie

27 avenue de Friedland
75008 PARIS
Tél : 33 (0)1
http://www.cci-paris-idf.fr/
Position GPS : 48° 52′ 26.7″ N – 2° 18′ 05.2″ E
Ouverture : Visites non autorisées. Des salles peuvent être louées pour des événements (Jusqu’à 900 personnes)
Fermeture :
Accès
Métro : lignes 1, 2 et 6 (Station Charles de Gaulle)
RER : ligne A (Station Charles de Gaulle)
Bus : lignes 22, 52
Parking : Etoile Friedland
Architectes : Jules Reboul

 

L’hôtel Potocki est un hôtel particulier près de l’Arc de Triomphe de l’Etoile et des Champs Elysées. Construit entre 1878 et 1884 pour le comte Félix-Nicolas Potocki par l’architecte Jules Reboul, l’un des plus remarquables exemples conservés du style inspiré par l’architecture classique française. Il abrite aujourd’hui la Chambre de commerce et d’industrie de Paris- Ile de France.

 

Historique

Champs Elysées - Hôtel Potocki

Hôtel Potocki

L’hôtel particulier construit en 1857 par Jean-Louis Renaud, architecte de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans est acquis en 1867, par le comte Grégoire Potocki fils naturel du comte Micieslas François Joseph Potocki (Une des principales familles de la noblesse polonaise. Le comte Grégoire Potocki mourut le 16 avril 1871 à Saint-Cloud des suites d’une blessure causée par un éclat d’un obus allemand tombé dans la cour de son hôtel pendant le Siège de Paris.

Le 26 novembre 1878, l’hôtel revint à son fils légitime, le comte Félix-Nicolas Potocki (1845-1921), qui épousa en 1870 une aristocrate italienne, la princesse Emmanuela Pignatelli (1852-1930). Ils se séparèrent en 1887. La comtesse Potocka s’installa à Auteuil. Elle mourut seule et dans la misère en 1930.

En 1879 et 1882, ils agrandirent leur propriété parisienne et entreprirent des transformations de l’hôtel par l’architecte Jules Reboul. Celui-ci reconstruisit la totalité de la façade sur l’avenue et restructura complètement le bâtiment.

Les communs, situés no 16 rue Chateaubriand, étaient célèbres, particulièrement les écuries pourvues de stalles en acajou pour trente-huit chevaux et d’abreuvoirs en marbre rose. Les remises pouvaient contenir jusqu’à cinquante voitures. Le premier piqueur avait sous ses ordres une cinquantaine de palefreniers.

Après la mort du comte Potocki, le 3 juin 1921, l’hôtel fut vendu en mai 1923 à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris.

Éléments remarquables

  • La grande porte monumentale en bronze, créée par la maison d’orfèvrerie Christofle
  • Juste derrière cette porte, le grand escalier
  • Au-dessus de l’escalier, une série de 6 tapisseries flamandes réalisées vers 1660 à Bruxelles, qui racontent l’histoire d’un seigneur de Sicile du XVème siècle.

Certains éléments de l’hôtel font l’objet d’une inscription ou d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 14 mars 1991. Pour un aperçu des décors intérieurs cliquez ici.

 

Pour continuer votre visite, prenez la rue Balzac à l’angle de l’Hôtel Potocki, jusqu’aux Champs Elysées. Tournez à droite de quelques dizaines de mètres, vous trouverez le cabaret Le Lido.


4. Le Lido

116 Av. des Champs-Élysées
75008 PARIS
Tél : 33 (0)1 40 76 56 10
www.lido.fr
Position GPS : 48° 52′ 20″ Nord – 2° 18′ 03″ Est
Ouverture : Tous les jours – Spectacles à 13, 15, 19 21 et 23 heures
Fermeture :
Accès
Métro : lignes 1, 2 et 6 (Station Charles de Gaulle-Etoile)
RER : ligne A (Station Charles de Gaulle)
Bus : 22, 30, 31,52, 73, 92
Parkings : Etoile – Champs Elysées et avenues alentour

 

Situé tout d’abord au 78 avenue des Champs-Élysées, le Lido, avant la seconde guerre mondiale est un lieu de divertissements et de baignades des classes sociales favorisées. La décoration est inspirée par Venise et sa célèbre plage du Lido. En 1933, suite à une liquidation judiciaire, l’établissement ferme. En 1936, Léon Volterra en prend la direction, remplace la piscine par une salle de spectacle où des dîners-spectacles sont proposés.

En 1955, les frères Clerico propriétaires du Lido inaugurent une franchise au Stardust de Las Vegas, qui propose des spectacles jusqu’en 1992.

Le succès du Lido le conduit à s’agrandir en 1977. Il s’installe dans l’immeuble Normandie, au 116 bis, sur plus de 6 000 m2 de surface. Une salle panoramique sans poutres sur deux niveaux de 1 150 places est créée par les architectes italiens Giorgio Vecchia et Franco Bartoccini. Un ascenseur permet au parterre, où sont assis 300 convives pendant le dîner, de s’enfoncer de 80 cm dans le sol pour assurer une bonne visibilité.

Shirley MacLaine, Laurel et Hardy, les sœurs Kessler ou encore Elton John s’y produisent.

La troupe des Bluebell Girls fait partie du Lido. Fondée en 1932 par Margaret Kelly, surnommée « Miss Bluebell » en raison de la couleur de ses yeux, la troupe rejoindre le Lido en 1948. Elle est composée de danseuses qui ont toutes reçu une formation de danse classique mais qui sont trop grandes pour une troupe de ballet. Un défaut qui devient un avantage au Lido puisque la taille minimum exigée est de 1,75 m5.

En face, au 133, le fameux Drugstore Publicis de l’Arc de Triomphe (Un autre drugstore Publicis se situe à mi-distance sur les Champs Elysées, au Rond Point des Champs Elysées – Côté pair) où l’on peut aussi déjeuner ou dîner.

 

Retournez en direction de la Concorde dont vous apercevez l’obélisque.


5. Les Champs Elysées

 

Champs Elysées - en juillet

Champs Elysées en juillet -By Rama, via Wikimedia Commons

Champs Elysées : vous avez devant vous l’avenue réputée la plus belle au monde. C’est une adresse de prestige pour de nombreuses entreprises et bien sûr pour les enseignes de luxe : il s’agit du « triangle d’or » compris entre les Champs Élysées, l’avenue George V un peu plus bas (Vous la rencontrerez à droite, côté numéros impairs des Champs Elysées) et encore plus bas l’avenue Montaigne (Au Rond Point des Champs Élysées à mi-distance de la Concorde et de l’Arc de Triomphe.

Il ne vous reste qu’a vous balader en descendant les Champs Elysées en direction de la Concorde. Vous pourrez croiser sur les Champs Elysées les grandes marques suivantes (Numéros pairs trottoir gauche en descendant et impairs à droite), toutes ne sont pas répertoriées ci-dessous :

Drugstore Publicis au 113
Hugo Boss au 115
Courir au 104 (Chaussures sport)
Louis Vuitton au 101 – Même si vous ne désirez pas acheter, visitez le magasin

Puisque vous êtes alors côté impair de l’avenue prenez à droite l’Avenue George V où vous trouvez:

Sonia Rykiel au 46
Hermès au 42
Giorgio Armani France au 41
François V (Vêtements) au 24

Revenez sur les Champs Elysées et en continuant vers la Concorde 

Esprit de Corp France au 102 (Parapharmacie)
Lacoste au 95
Morgan au 92
Promod au 86 (Vêtements féminins)
Ladurée au 75 (Thé, pâtisserie, restaurant)
FNAC au 74
Séphora au 70-72
Nike au 67
66 Champs Elysées (Multi-marques)
L’Atelier Renault au 53 (Boutique et restaurant en plus des voitures)
Monoprix au 52
Naf Naf également au 52

Note : au 52/60 avenue des Champs Elysées se trouvait le magasin Virgin Mégastore fermé en 2013. Il semble que les Galeries Layettes ont racheté cet emplacement pour ouvrir en 2018.

Zara au 44
Gap au 36
Boutique du Paris St Germain au 27 (Pour les sportifs)
Abercrombie and Fitch au 23 (Vêtements typiquement américains)
Adidas au 22
Ladurée (au 75), le temps de boire un thé fumé accompagné d’un macaron ou au Flora Danica (au 142) pour un délicieux déjeuner nordique.

Continuez jusqu’au Rond Point des Champs Elysées, sur votre droite l’Avenue Montaigne et d’autres enseignes de luxe :

Gucci Maroquinerie au 60
Marni France (Vêtements) au 57 de l’Avenue Montaigne
Dior au 30
Bottega Veneta au 12
Prada au 10


6. Théâtre des Champs Elysées

15 avenue Montaigne
75008 PARIS
Tél : 33 (0)1 49 52 50 00
www.theatrechampselysees.fr/
Réservation en ligne : http://www.theatrechampselysees.fr/calendrier
Téléphone réservation : 01 49 52 50 50
Objets trouvés : tél 01 49 52 50 59
Position GPS : 48° 51′ 57″ Nord – 2° 18′ 10″ Est
Accès
Métro : station Alma-Marceau (ligne 9) ou Franklin-Roosevelt (ligne 1)
RER : station Pont de l’Alma (ligne C)
Bus : 42, 63, 72, 80, 92
Station de taxi Place de l’Alma, angle avenue George V
Station Vélib’ en face du Théâtre
Parkings : Alma-George V
Architectes :  Auguste Perret, Antoine Bourdelle, Henry Van de Velde

 

Le théâtre des Champs-Élysées est une salle de spectacle située 15, avenue Montaigne, dans le 8e arrondissement de Paris et inaugurée le .

Théâtre privé, il est propriété de la Caisse des dépôts et consignations depuis 1970.

Le bâtiment abrite en réalité trois salles : le Théâtre des Champs-Élysées (1905 places), la Comédie des Champs-Élysées (601 places) et le Studio des Champs-Élysées (230 places).

Anecdote: le Conseil d’État a décidé le 16 décembre 1994 que la surélévation de 1 000 m2 pour le restaurant devait donner lieu à un permis de construire et pas seulement une déclaration de travaux. Ce restaurant n’existe donc toujours pas administrativement.

Haut lieu de la musique classique à Paris (avec la salle Pleyel, la Cité de la musique et la salle Gaveau), le Théâtre des Champs-Élysées a accueilli de nombreux orchestres symphoniques étrangers. L’Orchestre national de France y est actuellement en résidence.

C’est dans cette salle qu’eurent lieu en particulier deux créations mondiales qui firent scandale : la première fut la création du Sacre du printemps d’Igor Stravinsky le 29 mai 1913 sous la direction de Pierre Monteux qui suscita un formidable tollé. Les spectateurs en vinrent aux mains. La deuxième fut la création de la vraie première œuvre musicale « mixte » (une œuvre pour instruments de musique et dispositifs électroacoustiques) : Déserts d’Edgard Varèse le 2 décembre 1954 avec Pierre Henry à la bande magnétique et Hermann Scherchen à la baguette. Le choc inspiré par les interpolations provoqua huées, rires et quolibets. Le scandale qui en résulta fut comparable à celui du Sacre 41 ans et demi plus tôt.

À la suite de problèmes financiers en 1925, la grande salle est transformée en music-hall et programme dès octobre une nouvelle attraction : les Black Birds et les danseurs de la Revue nègre. Parmi eux, une jeune femme noire, nue, à peine couverte d’une jupette de plumes verte, les cheveux courts plaqués sur la tête, fait sensation. Il s’agit de la danseuse Joséphine Baker. Pour certains, cette impudeur est un scandale. Le journaliste Robert de Flers écrit : « Nous sommes en train de remonter au singe plus vite que nous en étions descendus. » Mais Baker a ses fans. Parmi eux, les peintres Pablo Picasso, qui la fait connaître dans toute l’Europe. Née à Saint-Louis, dans le Missouri d’une mère blanche et d’un père noir, Joséphine Baker échappe par la danse à sa condition.

Le 26 avril 2012, Kurt Masur est invité à diriger, au théâtre des Champs-Élysées, l’Orchestre national de France dont il est le Directeur musical honoraire, un programme retransmis en direct sur France Musique

La Comédie des Champs Elysées

La salle est inaugurée le avec la création de L’Exilée d’Henry Kistemaeckers, suivie de la revue de Jean Bastia, En douce, avec Mistinguett. En 1914, reprise de L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel mise en scène par Lu.

En 1923, le directeur Jacques Hébertot décide de transformer la Galerie Montaigne où sont organisées des expositions (dont la première consacrée à Modigliani et les premières manifestations du Dadaïsme) en une salle de spectacles dédiée au théâtre d’essai. Le Studio des Champs Elysées est confié à Louis Jouvet, la direction artistique à Kommisarjevski puis Gaston Baty du 28 mars 1924 au 14 avril 1928.

Pour en savoir plus

 

Remontez la rue Jean Goujon jusqu’à la place François 1er.


7. Place François 1er

75008 PARIS
Accès
Métro : lignes 1 et 13 (Station Champs Elysées et Clémenceau)
RER :
Bus : 42 73
Parking :
Architecte : Henri Labrouste
Sculpteur : Gabriel Davioud/François-Théophile Murguet

 

La place est ouverte vers 1825 lors du percement des voies sur un plan étoilé hérité des parcs classiques. Elle prend le nom du roi français François Ier dès 1823 en raison de l’installation sur la place de la maison dite de « François Ier ».

Deux hôtels particuliers se font face (Au no 9 : l’hôtel particulier dit de « Vilgruy » construit par , en 1865, est classé aux Monuments historiques).

Au centre de la place se trouve la fontaine conçue par Gabriel Davioud et sculptée par François-Théophile Murguet en 1865.

 

Descendez la rue François 1er jusqu’au quai puis prenez à votre gauche l’avenue Franklin D. Roosevelt jusqu’au Palais de la Découverte.


8. Palais de la Découverte et le Planétarium

Avenue Franklin Delano Roosevelt
75008 PARIS
Tél : 33 (0)1 56 43 20 20
www.palais-decouverte.fr/
Position GPS : 48° 51′ 58.4″ Nord – 2° 18′ 38.8″ Est
Ouverture : mardi au samedi de 9h30 à 18h00 –  dimanche et les jours fériés de 10h00 à 19h00
Fermeture : TOUS les lundis  et les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet et 25 décembre.
Cafétaria : Sandwichs – salades – gourmandises
Accès
Métro : Champs Elysées-Clemenceau (Lignes 1 et 13) ou Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9)
RER : ligne C (Station Invalides)
Bus : lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93
Parking :
Architectes : Voir Grand Palais

 

Jean Perrin (Physicien, chimiste et homme politique français a reçu le prix Nobel de physique en 1926 – Né en 1870 – Décès en 1942). Il crée le Palais de la Découverte en 1937 afin de montrer à tous les publics « la science en train de se faire », de « sortir la science des laboratoires. Il devait fermer à la fin de l’exposition de 1937. Depuis le 1er janvier 2010, le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie (30 Avenue Corentin Cariou, 75019 Paris – Tél : 01 40 05 70 00)  sont regroupés au sein d’un EPIC commun nommé Universcience.

Au Palais de la découverte, les jeunes peuvent participer activement à des démonstrations. Plus de 50 sont programmées chaque jour. C’est aussi un musée pour tous : le Palais de la découverte se propose avant tout un but de vulgarisation de la science autour d’expériences réelles avec l’aide de « Médiateurs ».

Le Planétarium permet l’observation des étoiles, des événements stellaires passées ou à venir et de simuler des conditions particulières, par exemple le ciel de Paris dans 14 000 ans! Les séances commentées durent 45 mn environ, chacune ayant un thème particulier.

Pour en savoir plus

 

Prenez sur votre droite, dans les jardins, l’avenue du Général Eisenhower puis l’avenue de Sèvres. Sur votre gauche le Théâtre du Rond Point.


9. Théâtre du Rond Point

2bis Avenue Franklin Delano Roosevelte
75008 PARIS
Tél : 33 (0)1 44 95 98 21
www.theatredurondpoint.fr
Position GPS : 48° 52′ 04″ Nord – 2° 18′ 40″ Est
Accès
Métro : Champs Elysées-Clemenceau (Lignes 1 et 13) ou Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9)
RER : ligne C (Station Invalides)
Bus : lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93
Architectes : Gabriel Davioud

 

Inaugurée en 1839, la rotonde d’Hittorffest est intégrée aux bâtiments de l’Exposition universelle de 1855 puis détruite l’année suivante. Un nouveau panorama, dénommé Panorama National, est alors reconstruit par l’architecte Gabriel Davioud à l’angle de l’« avenue d’Antin » (actuelle avenue Franklin-D.-Roosevelt) et des Champs-Élysées. Le peintre Jean-Charles Langlois (1789-1870) conserve la direction artistique de l’établissement, inauguré le 1er août 1860.

En décembre 1893, la Rotonde du Panorama national devient le Palais de Glace, l’une des attractions les plus en vogue du Paris de la Belle Époque.

En 1981, la compagnie de Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault doit quitter l’ancienne Gare d’Orsay et s’installe au théâtre du Rond-Point. La rotonde est vidée et réaménagée par les architectes Biro et Fernier. Le théâtre ouvre ses portes en mars 1981 avec un spectacle de Jean-Louis Barrault, L’Amour de l’amour, d’après des textes d’Apulée, La Fontaine et Molière.

De 1981 à 1991 le théâtre du Rond-Point présente des œuvres contemporaines (Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Samuel Beckett, Yukio Mishima) ainsi que des spectacles traditionnels venus d’Extrême-Orient (Ramayana de Thaïlande, Opéra javanais, Musiques

Depuis 2002, le théâtre est dirigé par Jean-Michel Ribes qui en a fait un haut lieu de la création contemporaine en s’engageant à ne produire et diffuser que des auteurs vivants.

Le Théâtre du Rond-Point est un théâtre subventionné à parité par l’État à travers le Ministère de la Culture (France) et la Mairie de Paris.

Vents contraires

En mai 2010, Jean-Michel Ribes et Jean-Daniel Magnin lancent Ventscontraires.net, le premier média en ligne européen porté par un lieu culturel. L’idée de départ était de créer une 4e salle virtuelle où pourraient intervenir des artistes qu’on ne peut pas voir sur les scènes du Rond-Point (écrivains, dessinateurs, vidéastes…), dans l’esprit de subversion joyeuse qui anime ce théâtre depuis maintenant 13 ans.

Pour en savoir plus (En cours de rédaction)

 

Continuez l’avenue de Sèvres jusqu’au Champs Elysées, descendez jusqu’à l’avenue de Marigny, sur la gauche.


10. Théâtre Marigny

Carré Marigny des Jardins des Champs Elysées
75008 PARIS
Tél : 33 (0)1 53 96 70 30
http://www.theatremarigny.fr
Position GPS : 48° 52′ 07″ Nord – 2° 18′ 49″ Est
Accès
Métro : Champs Elysées-Clemenceau (Lignes 1 et 13) ou Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9)
RER : ligne C (Station Invalides)
Bus : lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93
Architectes : Charles Garnier

 

Le théâtre Marigny est situé dans le carré Marigny des jardins des Champs-Élysées, à l’angle de l’avenue des Champs-Élysées et de l’avenue de Marigny, dans le 8arrondissement de Paris.

Après la révolution de 1848, une petite salle, le Château d’enfer, dirigée par Lacaze, y présente des spectacles de « physique amusante, fantasmagorie et curiosité » – de la prestidigitation.

Cette modeste attraction devant fermer ses portes, Jacques Offenbach, jugeant l’emplacement idéal dans la perspective de l’exposition universelle de 1855, obtient d’en disposer, y fait quelques travaux, et ouvre le le Théâtre des Bouffes-Parisiens, bientôt rebaptisé Bouffes d’été, la troupe d’Offenbach trouvant refuge durant l’hiver aux Bouffes d’hiver, rue Monsigny (cette salle conservera d’ailleurs le nom de théâtre des Bouffes-Parisiens jusqu’à aujourd’hui).

Le théâtre est démoli en 1881 pour céder la place en 1883 à un « panorama » construit par Charles Garnier, l’architecte de l’Opéra de Paris. En 1885, on peut y admirer les dioramas Paris à travers les âges en huit tableaux de Theodor Josef Hubert Hoffbauer (1839-1922) et Jérusalem d’Olivier Pichat.

Le Panorama est transformé en théâtre en rotonde en 1894 par l’architecte Édouard Niermans.

Racheté par la holding Artémis de François Pinault, le théâtre est dirigé par Robert Hossein de 2000 à 2008, puis par Pierre Lescure depuis 2008

Fermé depuis , des travaux de réhabilitation doivent y être réalisés

Le théâtre Marigny a accueilli, de 1966 à 1988, l’émission de télévision « Au théâtre ce soir », ainsi que plusieurs cérémonies des Molières.

Une plaque est apposée en hommage à Ödön von Horváth par son éditeur Thomas Sessler Verlag sur la façade du Théâtre Marigny (Paris 8e).

Fait divers : Le , Ödön von Horváth, dramaturge et écrivain de langue allemande, décède devant le théâtre tué par une branche de marronnier arraché par la tempête. En 1998, une plaque est apposée en commémoration par son éditeur sur le côté gauche de la façade.

Pour en savoir plus (En cours de rédaction)

 

Continuez avenue de Marigny, vous traversez les jardins des Champs Élysées et du Palais de l’Elysées.


11. Jardins des Champs Élysées et du Palais de l’Élisée

Avenue Gabriel – Rue de l’Elysées
75008 PARIS
Position GPS : 48° 52′ 08″ Nord – 2° 18′ 46″ Est
Accès
Métro : Champs Elysées-Clemenceau (Lignes 1 et 13) ou Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9)
RER : ligne C (Station Invalides)
Bus : lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93
Architectes : Hittorff

 

Les jardins des Champs-Elysées

En 1814-1815, les troupes russes et prussiennes repoussèrent les armées napoléoniennes jusqu’à la capitale. Les soldats campèrent dans les jardins, ravageant les plantations, et la prestigieuse promenade périclita.

Elle retrouva son prestige avec les aménagements de Hittorff en 1838. L’architecte de la gare du nord et de la place de l’Etoile aménagea des trottoirs, des fontaines, des pavillons, des candélabres au gaz. Des bals, des théâtres, des cirques, des cafés firent leur apparition. La foule prisait également les panoramas de paysages peints qui permettaient de se croire ailleurs. Celui de Davioud, transformé d’abord en palais des glaces, est devenu le théâtre du Rond-Point (Voir ci-dessus). En 1859, Alphand réaménagea les jardins à l’anglaise, les bals et les cafés-concerts se développèrent, deux pavillons furent construits. Un nouveau panorama fut édifié en 1883 par Charles Garnier, l’architecte de l’opéra : c’est aujourd’hui le théâtre Marigny (Voir ci-dessus).

Presque en face, la « grille du Coq », entrée « discrète » de l’Elysée. Le parc du Palais de l’Élisée donne sur l’avenue Gabriel : on peut (seulement) voir les frondaisons élyséennes de son parc à l’anglaise.

 

Un peu plus loin avenue de Marigny, vous arrivez devant l’entrée principale du Palais de l’Elysées.


12. Palais de l’Élysée

55 Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS
Tél : 33 (0)1 42 92 81 00
Ecrire au Président : http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/
Position GPS : 48.87043, 2.3163:
Accès
Métro : Champs Elysées-Clemenceau (Lignes 1 et 13) ou Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9)
RER : ligne C (Station Invalides)
Bus : lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93
Architectes :

 

Le Palais de l’Elysée a toujours été lié de près aux événements historiques et politiques de la France. Hôtel particulier parisien, situé au no 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris (Entrée principale), Construit par l’architecte Armand-Claude Mollet en 1720 pour Louis Henri de La Tour d’Auvergne, cadeau du roi Louis XV à sa favorite, la marquise de Pompadour, en 1753, puis palais princier de Joachim Murat, beau-frère de Napoléon Ier, qui lui même, en 1805, en fit sa résidence impériale. Son neveu, Napoléon III, y habita également. Depuis la IIe République (1848 – 1852) il est la résidence officielle du président de la République. 

Au fil de ses occupants, l’hôtel a été modifié tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Acheté par Louis XV pour la marquise de Pompadour qui y fait d’importantes et coûteuses modifications puis revendu à sa mort, racheté en 1787 par Louis XVI pour en faire un hôtel des Ambassadeurs extraordinaire (Projet finalement abandonné) où il prend le nom de l’hôtel de l’Elysée. Plus entretenu et transformé en établissement de fêtes et « de plaisir » pendant la Révolution avec l’ouverture de magasins côté faubourg Saint-Honoré. Il est ensuite divisé en appartements (Alfred de Vigny y habita).

Le Consulat, en 1799, met fin à ces années de folie. Le beau-frère du Premier consul Napoléon Bonaparte, le maréchal de France Joachim Murat achète la propriété le 6 août 1805 pour 570 000 francs, et y entreprend d’énormes travaux. Il s’y installe avec son épouse Caroline Bonaparte et en fait une de ses nombreuses et luxueuses demeures. L’hôtel prend alors le statut de palais.

Murat parti pour Naples, Napoléon Ier occupe l’hôtel particulier. Après sa rupture conjugale avec Joséphine, l’Empereur lui offre le palais. La période des Cent-Jours permet à l’Empereur d’habiter, du 21 au 22 juin 1815 au matin, jour où Napoléon Ier dicte à son frère sa reddition dans le salon d’argent.

Après l’occupation du palais par lord Wellington, commandant des troupes alliées en France, Louis XVIII fait don du palais de l’Élysée à son héritier, et neveu, second fils du Roi Charles X : le duc de Berry en décembre 1815.Le 13 février 1819, il sera assassiné par l’ouvrier Louvet. Son épouse, enceinte, donnera naissance au Comte de Chambord, qui en 1871 refusera le drapeau tricolore et laissera s’échapper la possibilité de monter sur le trône de France.

Louis Napoléon (Futur Napoléon III) habite à l’Elysée délabré et le fait aménager en un style « londonien ». En 1853, Napoléon III installé aux Tuileries rénove à nouveau le Palais de l’Elysée – travaux qui s’achèvent en 1867. Des 7 tapisseries prévues, 5 seront détruites par la Commune de Paris en 1871. Dans cette période, l’Elysée est pour la 7ème fois baptisée « Elysée national » et échappe à la destruction des Communards grâce à de faux scellés ornés du sceau du gouvernement fédéré posées par Louis Basset de la Belavalle.

Les Présidents se succèdent dont Sadi Carnot assassiné à Lyon est ramenée au palais, en juin 1894.

Un autre fait « historique » est le décès du Président Félix Faure, le 16 février 1899, quatre ans après son élection, dans des circonstances passées à la postérité. Il est supposé être mort dans les bras de sa maîtresse Marguerite Steinheil. Ce qui alimenta plaisanteries, rumeurs et quolibets.

Le 10 juin 1940, le palais accueille le dernier Conseil des ministres parisien de l’histoire de la IIIe République, le Palais est abandonné entre 1940 et 1946 (N’a pas été réquisitionné par les Allemands et le Général de Gaulle, comme Chef du gouvernement provisoire s’installe à l’hôtel de Brienne). C’est en 1947 que le Président Auriol s’installe à l’Élysée, suivi par le Président Coty élu en 1953 jusqu’à la fin de la IVème République le 31 décembre 1958. Puis viennent ensuite, avec la Vème République, le Général de Gaulle, Valérie Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jaques Chirac, Nicolas Sarkozy puis François Hollande.

Le Palais de l’Élisée peut être visité lors des Journées Européenne du Patrimoine, le 3e week-end de septembre.

Le Palais de l’Élisée en chiffres

La surface exploitée du site est 11 179 m2 (un peut plus d’un hectare seulement soit un carré de 100 mx100 m), dont 300 m2 d’appartements privés, pour 365 pièces (dont 90 en sous-sol), alors que le parc a une superficie de 1,5 hectare planté d’une centaine d’espèces différentes, notamment des platanes datant d’avant 1789 et dont l’un atteint la hauteur record de 40 mètres).

Un peu moins de 1000 personnes dépendent de l’Élysée dont une centaine affectées à la correspondance (réception entre 1 500 et 2 000 lettres quotidiennement) et 350 militaires.

Un maître horloger en gants blancs remonte tous les mardis matin, veille du conseil des ministres, les 320 Pendules.

Nombre de pièces de mobilier : 2 000 meubles précieux dont 200 tapisseries, 6 000 pièces d’argenterie et 3 000 pièces de verrerie de Baccarat.

Parc automobile de 75 voitures, en plus de celles du président de la République (Raymond Poincaré étant le premier président à utiliser pour le cortège présidentiel une voiture officielle en 1913, le coupé de ville Panhard & Levassor)

Nombre d’entrées : 6. Le courrier doit être adressé à l’adresse officielle au n° 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré, marquée par le porche et la loge du concierge.

Son budget s’élève officiellement en 2014 à un peu moins de 100 millions d’euros.

 

Revenez sur vos pas, traversez les Champs Elysées pour prendre en face, place Clemenceau, l’avenue Winston Churchill, jusqu’au Grand Palais, sur votre gauche. 


13. Grand Palais

3 Avenue du Général Eisenhower
75008 PARIS
Tél : 33 (0)1 44 13 17 17
www.
Position GPS : 48° 51′ 58.18″ Nord – 2° 18′ 45.19″ Est
Entrée nef du Grand Palais : Avenue Winston Churchill, Paris 8ème
Galeries nationales : Place Clemenceau, Square Jean Perrin,ou Avenue du Général Eisenhower
Ouverture : Fonction des expositions, de 10 à 20 h ou 22 h
Fermeture : Mardi sauf exceptions vacances scoliares
Accès
Métro : lignes 1, 9, 13 / Stations : Franklin-D.-Roosevelt, Champs-Elysées-Clemenceau
RER : lignes C / Stations : Invalides
Bus : lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93
Navette fluviale (BATOBUS) : Arrêt Champs-Elysées
Vélib : Station n° 8029, 1, avenue Franklin-D.-Roosevelt et Station : 8001, avenue Dutuit
Parking : Rond-point des Champs-Elysées, Place de la Concorde, Parc François-1er, Alma Georges-V, Champs-Elysées Lincoln, Matignon
Architectes : Henri Deglane, Albert Louvet, Albert-Félix-Théophile Thomas et Charles Girault

 

Champs Elysées - Grand Palais

Grand Palais By Guilhem Vellut from Tokyo, via Wikimedia Commons

Le Grand Palais est un monument parisien situé en bordure des Champs-Élysées, face au Petit Palais, dont il est séparé par l’avenue Winston-Churchill dans le 8e arrondissement. Ses 77 000 m2 abritent régulièrement salons et expositions prestigieuses.

Il est édifié à Paris à partir de 1897, pour l’exposition universelle prévue du 15 avril au 12 novembre 1900. Sa vocation originelle consiste à accueillir les grandes manifestations artistiques officielles de la capitale, ce qui est le cas jusqu’aux années 1950. Ce sont ensuite des manifestations techniques (Ex: Salon de l’automobile) ou commerciaux (Ex : Foire de Paris). Aujourd’hui, il abrite principalement des manifestations ponctuelles (Ex : Picasso et ses maîtres en 2008 et Monet en 2012). Entre temps, il a servi d’hôpital pendant la 1ère guerre mondiale ou un garage pour véhicules allemands pendant la 2ème.

Il a été sauve de la destruction lorsque l’alerte est donnée en juin 1993 après le détachement d’un élément de rivetage depuis une hauteur de près de trente-cinq mètres lors d’une exposition. D’importants travaux sont entrepris (101 millions d’Euros) pendant 7 ans. Reprise des fondations, réparation des murs et des façades, changement d’une partie de la charpente métallique, remplacement des verrières. La luminosité est améliorée et l’aspect extérieur reprend sa couleur d’origine vert pâle.

Depuis 2009, des ruches ont été installées sur le toit du Grand Palais pour favoriser la et faire connaître la vie des abeilles en milieu urbain.

Pour en savoir plus (En cours de rédaction)

 

En face se trouve le Petit Palais.


14. Petit Palais

Avenue Winston Churchill
75008 PARIS
Tél : 33 (0)1 53 43 40 00
http://www.petitpalais.paris.fr/
Position GPS : 48° 51′ 58″ Nord, 2° 18′ 52″ Est
Ouverture :  mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne le vendredi jusqu’à 21 h uniquement pour les expositions temporaires
Fermeture : lundi et  certains jours fériés (Se renseigner sur site WWW)
Tarif : Accès gratuit aux collections permanentes Pour soutenir les musées, un ticket « donation », pour la visite des collections permanentes et/ou des expositions temporaires vous est proposé au tarif de 2€. Ce tarif s’applique sur la base du volontariat des visiteurs.
Entrée payante pour les expositions temporaires
Accès
Métro : lignes 1 et 13, station Champs-Elysées Clémenceau
RER : ligne C, station Invalides
Bus : 28, 42, 72, 73, 80, 83, 93
Vélib’-Autolib’ : Avenue Dutuit
Parking : Rond-point des Champs-Elysées, Place de la Concorde, Parc François-1er, Alma Georges-V, Champs-Elysées Lincoln, Matignon
Architectes : Charles Girault. Rénovation entre 2001 et 2005 par Atelier d’architecture Chaix et Morel et associés.

 

Il est l’un des 14 Musées de la Ville de Paris gérés depuis le 1er janvier 2013 par l’établissement public administratif Paris Musées.

Construit pour l’Exposition Universelle de 1900, comme son voisin le Grand Palais, devenu musée en 1902. Œuvre de Charles Girault, le Petit Palais est conçu selon un plan en forme de trapèze et s’ordonne en quatre corps de bâtiment, autour d’un jardin semi-circulaire bordé d’un péristyle richement orné.

La façade fait près de 150 m de long, centrée par un porche monumental surmonté d’un dôme. Des colonnes ioniques à volutes en diagonales en ornent la face principale ainsi que le péristyle semi-circulaire de la cour intérieure. Le décor est complété par de nombreux bas-reliefs.

La façade du Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren, en Belgique, également dessinée par Charles Girault, reprendra en partie la composition et les motifs du Petit Palais.

L’architecture du Petit Palais ressemble très significativement à l’Opéra de Saigon au Vietnam, ancienne capitale de l’Indochine française et construit lui aussi en 1900 (d’où cette ressemblance).

Charles Girault avait conçu des espaces uniquement éclairés par la lumière naturelle, créant verrières, coupoles transparentes et larges baies.

Dès 1902, le Petit Palais devient « Palais des Beaux-Arts de la Ville de Paris » pour accueillir une collection permanente (de l’Antiquité à la fin du xixe siècle, les collections du xxe siècle se trouvant au palais de Tokyo) et des expositions temporaires. Le fonds d’arts graphiques du musée est constitué de 18 000 gravures et 9 000 dessins anciens et modernes. La collection de dessins comprend des pièces de Rembrandt, Jacob van Ruisdael, Adriaen Van Ostade, Antoine van Dyck, Le Lorrain, Antoine Watteau, etc. Depuis cette date, ces collections ont été enrichies par des dons et des achats. Depuis une dizaine d’années, la photographie contemporaine est entrée au Petit Palais.

A l’occasion de la rénovation de 2005, des espaces d’exposition supplémentaires sont créés au rez-de-chaussée (22 000 m2 au total). La collection permanente est exposée à gauche en entrant, les expositions temporaires à droite. Entre les expositions temporaires et permanentes, au fond du jardin, un café permet de se rafraîchir

Pour en savoir plus (En cours de rédaction)

 

Continuez l’avenue Winston Churchill jusqu’à la Seine et au pont Alexandre III.


15. Pont Alexandre III

75008 PARIS
Position GPS : >48° 51′ 49″ N – 2° 18′ 49″ E
Accès
Métro : Station Invalides
RER : ligne C
Bus :
Parking :
Architectes : Joseph Cassien-Bernard, Gaston Cousin<Jean_Résal, Amédée Alby
Construction : Pont en arc en acier de 160 m de long, avec une seule arche de 107 m et 40 m de largeur.

 

Champs Elysées - Pont_Alexandre_III_Paris_Concorde

Pont Alexandre III By Jebulon via Wikimedia Commons

Inauguré pour l’Exposition universelle de Paris en 1900, le pont était destiné à symboliser l’amitié franco-russe, instaurée par la signature de l’alliance conclue en 1891 entre l’empereur Alexandre III (1845-1894) et le président de la République française Sadi Carnot. La première pierre fut posée par le tsar Nicolas II de Russie, l’impératrice Alexandra Fedorovna et le président Félix Faure le 7 octobre 1896.

Construit dans l’axe de l’esplanade des Invalides, il conduit de celle-ci aux Petit et Grand Palais également construits pour l’exposition universelle.

Ses contreforts côté rive droite abritent depuis septembre 2006 une boîte de nuit appelée le Showcase.

Les quatre renommées (Une « Renommée » est à l’origine une divinité grecque allégorique personnifiant le caractère de la reconnaissance publique ou sociale) au sommet des pylônes d’entrée représentent :

  • rive droite, amont : La renommée des arts, par Emmanuel Frémiet ;
  • rive droite, aval : La renommée des sciences, par Emmanuel Frémiet ;
  • rive gauche, amont : La renommée au combat, par Pierre Granet ;
  • rive gauche, aval : Pégase tenu par la Renommée de la Guerre, par Léopold Steiner (du fait de son décès en 1899, le groupe est achevé par Eugène Gantzlin).

Les décorations à la base des quatre pylônes ont pour thèmes :

  • rive droite, amont : La France du Moyen Âge (Alfred-Charles Lenoir) ;
  • rive gauche, amont : La France à la Renaissance (Jules Coutan) ;
  • rive gauche, aval : La France sous Louis XIV (Laurent Marqueste) ;
  • rive droite, aval : La France moderne (Gustave Michel).

Les groupes de lions conduits par des enfants aux entrées du pont ont pour auteurs :

  • rive gauche : Jules Dalou ;
  • rive droite : Georges Gardet.

Les différents groupes en bronze ou cuivre s’échelonnant sur le pont sont :

  • Les amours soutenant les quatre lampadaires, d’Henri Désiré Gauquié ;
  • Quatre génies avec des poissons et des coquillages, de Léopold Morice et André Massoulle ;
  • au centre en aval : Nymphes de la Neva avec les armes de la Russie, de Georges Récipon ;
  • au centre en amont : Nymphes de la Seine avec les armes de Paris, de Georges Récipon

 

Remontez l’avenue Winston Churchill jusqu’au Cours de le Reine que vous empruntez, sur votre droite jusqu’à la Place de la Concorde que vous longez jusqu’à l’angle des Jardin des Tuilerie, en face de vous, où se trouve le Musée de l’Orangerie.


16. Orangerie

Jardin des Tuileries
75001 PARIS
Tél : 33 (0)11 44 50 43 00
www.musee-orangerie.fr/
Position GPS : 48° 51′ 49.88″ Nord – 2° 19′ 20.18″ Est
Ouverture : 9 à 18 h sauf le mardi
Fermeture :  le mardi, le 1er mai, le matin du 14 juillet et le 25 décembre
Accès
Métro : lignes 1, 8, 12 (Station Concorde)
RER :
Bus :  24, 42, 52, 72, 73, 84, 94 arrêt Concorde
Vélib’ : 119, rue de Lille – 2, rue Cambon
Parking : Jardin des Tuileries et Carrousel
(accès par le quai des Tuileries ou la rue de Rivoli)
Rue du Mont-Thabor, rue des Pyramides
Architectes : Marie-Auguste-Antoine Bourgeois, architecte des Tuileries de 1848 à 1852, il construit l’Orangerie pour y abriter les orangers du jardin des Tuileries.

 

Aujourd’hui c’est un musée destiné aux peintures impressionnistes et post-impressionnistes. Il contient des œuvres de Claude Monet (Les Nymphéas), Paul Cézanne, Henri Matisse,Pablo Picasso, Pierre-Auguste Renoir, Amedeo Modigliani, Le douanier Rousseau, André Derain, Chaïm Soutine, Marie Laurencin, Maurice Utrillo, Paul Gauguin, Alfred Sisley et Kees van Dongen. Il est rattaché en mai 2010 au musée d’Orsay.

En 1965, le musée est transformé pour abriter la collection Walter-Guillaume, cédée à l’État français à condition qu’elle ne soit pas dispersée.

En 2006 des travaux ont été réalisés pour 30 millions d’euros. Le plancher au dessus des « Nymphéas » est enlevé afin de redonner un éclairage naturel et un l’aménagement de 1 000 m² sous la terrasse des Tuileries, pour un total utilisable de 6 300 m².

 

Restez sur la Place de la Concorde en longeant le Jardin des Tuileries. A l’autre angle vous avez le Musée du Jeu de Paume.rection


17. Musée du Jeu de Paume

1, place de la Concorde, jardin des Tuileries
75001 PARIS
Tél : 33 (0)1 47 03 12 50
www.
Position GPS : 48° 51′ 57″ Nord – 2° 19′ 26″ Est
Ouverture : mardi de 11h-21h et du mercredi au dimanche de 11h-19h (fermé pendant les périodes d’inter-exposition)
Fermeture :  le lundi, y compris les lundis fériés. 1er janvier, 1er mai, 25 décembre
Accès
Accès par le jardin des Tuileries,
escaliers côté rue de Rivoli.
Accès aux personnes handicapées,
en voiture par l’entrée Pont de Fer (côté Seine).
Métro : lignes 1, 8, 12 (Station Concorde)
RER :
Bus : 24, 42, 72, 73, 84, 94
Parking : Jardin des Tuileries et Carrousel
(accès par le quai des Tuileries ou la rue de Rivoli)
Rue du Mont-Thabor, rue des Pyramides
Stations Vélib’ : 119, rue de Lille – 2, rue Cambon
Architectes :

 

Le bâtiment qui abrite la Galerie Nationale du Jeu de Paume a été construit pour être un lieu réservé au sport (Le jeu de paume, ancêtre du tennis). En 1861, Napoléon III en autorise la construction dans le jardin des Tuileries et impose que son architecture soit similaire à celle de l’Orangerie. La salle du jeu de paume est inaugurée en 1862.

Note : Le serment historique dit « du Jeu de Paume », engagement d’union pris le 20 juin 1789ar les 578 députés du Tiers état, du clergé et de la noblesse (En réalité, seuls 300 sont présents) s’est déroulé dans la salle du jeu de paume du château de Versailles.

Pendant la 1ère guerre mondiale la salle du Jeu de Paume est utilisé comme service de distribution de tickets de rationnement. Quelques expositions sporadiques y ont tout de même lieu.
Il devient le 23 décembre 1932 le Musée des Ecoles étrangères contemporaines. Les collections enfermées depuis 10 ans sont exposées: des œuvres de Modigliani, de Van Dongen, Picasso, Gris, Chagall, Zadkine… Il commence alors à jouir d’une réputation internationale.
Pendant la seconde guerre mondiale, de nombreuses œuvres pillées par les nazis y sont stockées et Goering vient faire son choix. Après la libération, une commission de récupération s’installe au Jeu de Paume en 1946, ses recherches sur la base des documents de Rose Valland.
En 1947 jusqu’en 1986 (Date d’ouverture du Musée d’Orsay), les collections du Musée des Ecoles étrangères contemporaines sont regroupées avec celles du Musée du Luxembourg pour former le Musée National d’Art Moderne. S’ouvre alors au Jeu de Paume, le Musée des Impressionnistes. En 1986, les œuvres impressionnistes sont transférées au Musée d’Orsay. Le Jeu de Paume ferme ses portes et en 1987, sous l’impulsion du ministère de la culture, il est décidé que le musée sera consacré à l’art contemporain.

La Galerie Nationale du Jeu de Paume est inaugurée le 17 juin 1991.
Sans collection permanente, les expositions sont exclusivement temporaires et concernent l’art de la seconde moitié du XXème siècle. En 2004, par décision ministérielle, le Jeu de Paume devient un musée consacré à la photographie et à l’image, à l’art vidéo, au cinéma expérimental et au documentaire d’essai

 

Revenez dans l’axe de la Place de la Concorde pour admirer cet ensemble.


18. Place de la Concorde

Quartier des Champs Elysées
75008 PARIS
Position GPS : 48° 51′ 80″ Nord – 2° 19′ 22″ Est
Accès
Métro : lignes 1, 8, 12 (Station Concorde)
RER :
Bus : 24, 42, 72, 73, 84, 94
Parking : Jardin des Tuileries et Carrousel
(accès par le quai des Tuileries ou la rue de Rivoli)
Rue du Mont-Thabor, rue des Pyramides
Stations Vélib’ : 119, rue de Lille – 2, rue Cambon
Architectes : Ange-Jacques Gabriel et Edme Bouchardon (Sculpteur d’origine de la statue équestre de Louis XV)

 

La place de la Concorde, avec 8,64 hectares, est la plus grande place de Paris. Le nom aurait été choisi par le Directoire pour marquer la réconciliation des Français après les excès de la Terreur.

Proche du centre de Paris, la place occupe une position privilégiée, car elle ponctue deux grands axes :

  • axe nord-sud constitué par Montmartre, les grands magasins du boulevard Haussmann, l’église de la Madeleine, le pont de la Concorde, l’Assemblée nationale.
  • axe ouest-est constitué par l’Arche de la Défense, l’Arc de triomphe, l’avenue des Champs-Élysées, le jardin des Tuileries et le Musée du Louvre.

 

Historique

Champs Elysées - Fountain_at_Place_de_la_Concorde,_Paris_2012

Fontaine de la Place de la Concorde By Mike Norton, via Wikimedia Commons

Au XVIII ème siècle, ce n’était qu’une esplanade entourée, à moitié d’un fossé et deux grands égouts découverts. Gabriel, directeur de l’Académie en sa qualité de Premier architecte du Roi, est chargé d’établir un projet empruntant les meilleures idées émises par les concurrents. Ce projet est accepté en 1755 et la statue de Louis XV est inaugurée le 20 juin 1763.

Le 30 mai 1770, la place est le théâtre d’un événement dramatique : alors qu’un feu d’artifice est tiré en l’honneur du mariage du dauphin et de l’archiduchesse Marie-Antoinette d’Autriche, 133 personnes périssent piétinées et étouffées lors d’une panique provoquée par un incendie déclenché par la chute d’une fusée.

Ce n’est qu’en 1772 que la place Louis XV est achevée. Une enceinte octogonale, pourvue d’une balustrade, bordée de fossés de 20 mètres de large et cantonnée de guérites, est créée pour ceindre ce vaste espace. Seul le côté nord de la place est bâti, ce qui dégage la vue sur la Seine.

La Révolution

Le 11 juillet 1789, la foule pille les armes du Garde-meuble (situé dans le bâtiment nord-est) pour « aller à la Bastille ». Le 6 octobre, Louis XVI, Marie-Antoinette, et le dauphin (futur Louis XVII), ramenés de Versailles à Paris par le peuple, font leur entrée au palais des Tuileries (Détruit le 23 mai 1871 par d’autres révolutionnaires: les Communards ! ) en traversant la place Louis-XV.

La place devient « de la Révolution ». La guillotine y est provisoirement installée, en octobre 1792 le 21 janvier 1793 pour l’exécution de Louis XVI, et à demeure à partir du 11 mai 1793 jusqu’au 9 juin 1794. Sur les 2 498 personnes guillotinées à Paris pendant la Révolution, 1 119 le seront place de la Révolution. Outre Louis XVI, on retiendra les noms de Marie-Antoinette, Charlotte Corday, madame Roland, les Girondins, Philippe d’Orléans, Madame Du Barry, Danton, Malesherbes et le chimiste Lavoisier….

La guillotine transférée place du Trône-renversé (actuelle place de la Nation) revient place de la Révolution pour l’exécution de Maximilien de Robespierre et ses amis (10 thermidor an II – 28 juillet 1794).

Le 19ème siècle

Louis XVIII qui envisage de bâtir au centre de la place un monument à la mémoire de son frère Louis XVI. La révolution de 1830 fait disparaître ce projet.

En 1831, le vice-roi d’Égypte, Méhémet Ali, offre à la France les deux obélisques qui marquent alors l’entrée du Temple de Louxor à Thèbes. Seul le premier d’entre eux sera transporté vers la France, arrivera à Paris le 21 décembre 1833 et sera érigé le 25 octobre 1836 (Voir ci-dessous).

Entre 1836 et 1846, la place est transformée par l’architecte Jacques-Ignace Hittorff qui conserve le principe imaginé par Gabriel. Il ajoute deux fontaines (qui ont l’audace d’être en fonte de fer) monumentales — la Fontaine des Mers et la Fontaine des Fleuves — de part et d’autre de l’obélisque et ceinture la place de lampadaires et de colonnes rostrales. Les colonnes rostrales portent des proues de navire, qui évoquent également l’emblème de la Ville de Paris. Les statues allégoriques de huit villes françaises dessinent le contour de l’octogone imaginé par Gabriel.

En 1854, les fossés, qu’Hittorff avait conservés, sont comblés pour mieux adapter la place à la circulation.

Architecture

À l’extrémité nord (Côté rue Royale), deux larges bâtiments identiques en pierre ferment la perspective. Divisées par la rue Royale, ces structures sont parmi les meilleurs exemples de l’architecture du XVIIIème siècle.Les façades ont été dessinées par Gabriel et érigées entre 1766 et 1775.

Le bâtiment, situé à l’est de la rue Royale communément appelé hôtel de la Marine, a été bâti sur des plans de Gabriel sous la direction de Jacques-Germain Soufflot

Le bâtiment situé à l’ouest de la rue Royale devait originellement abriter le nouvel hôtel des Monnaies dont la construction était projetée depuis 1768. Mais cet emplacement fut en définitive jugé trop éloigné du quartier des affaires. Le terrain situé derrière la colonnade occidentale fut alors divisé en quatre lots qui furent cédés à des particuliers. L’un de ces hôtel, à l’angle de la rue Boissy-d’Anglas, a été racheté en 1907 par la Société des Grands Magasins du Louvre et transformé en le luxueux hôtel de Crillon.

À l’angle nord-est, du côté de la rue Saint-Florentin, l’hôtel de Talleyrand ou hôtel de Saint-Florentin est actuellement siège de services de l’ambassade des États-Unis.

Au nord-ouest de la place, du côté de la rue Boissy-d’Anglas, s’élevait jusqu’en 1775 le Dépôt des marbres de la Couronne, puis l’hôtel Grimod de La Reynière analogue à l’hôtel de Saint-Florentin, défiguré par des additions successifs. Il fut détruit et remplacé par un pastiche de style néo-classique édifié entre 1931 et 1933 pour abriter l’ambassade des États-Unis. Cet hôtel, qui répond bien à l’Hôtel de Talleyrand, rétablit la symétrie du côté nord de la place telle que Gabriel l’avait initialement envisagée.

Il est à noter que les hôtels de la place de la Concorde conservent les plus anciennes numérotations de Paris. Elles ont été mises en place en 1805, à la suite du décret du 4 février 1805 par lequel le préfet Frochot met en place des numéros de rue dans Paris intramuros.

Les statues

Les chevaux de Marly de Guillaume Coustou qui décoraient l’abreuvoir du château de Marly furent placés à l’entrée de l’avenue des Champs-Élysées en 1795.

À chacun des coins de la place octogonale se trouve une statue représentant une ville française: Brest, Rouen, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Lille et Strasbourg. Il est dit que le modèle de Strasbourg était Juliette Drouet qui avait été la maîtresse du scuptuer James Pradier avant de devenir celle de Victor Hugo. La statue de Strasbourg fut longtemps voilée d’un crêpe noir et fleurie en rappel du deuil de l’Alsace-Lorraine, annexée par l’Empire allemand en 1871.

Les fontaines

Les deux fontaines de la place de la Concorde sont situées de part et d’autre de l’obélisque. C’est l’œuvre de l’architecte Jacques Ignace Hittorff qui ajoute ces deux fontaines monumentales – la Fontaine des Mers placée au sud (côté Seine) et la Fontaine des Fleuves au nord (côté rue Royale).

 

Traversez la Place jusqu’à l’Obélisque au centre – en prenant les passage cloutés !


19. Obélisque de la Concorde

Place de la Concorde
75008 PARIS
Position GPS : GPS : 48° 51′ 80″ Nord – 2° 19′ 22″ Est
Accès
Métro : lignes 1, 8, 12 (Station Concorde)
RER :
Bus : 24, 42, 72, 73, 84, 94
Parking : Jardin des Tuileries et Carrousel
(accès par le quai des Tuileries ou la rue de Rivoli)
Rue du Mont-Thabor, rue des Pyramides
Stations Vélib’ : 119, rue de Lille – 2, rue Cambon
Architectes :

 

By Arnaudagius (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

Obélisque – Place de la Concorde By Arnaudagius, via Wikimedia Commons

Méhémet Ali, vice-roi d’Égypte, en signe de bonne entente et à l’instigation du baron Taylor puis de Jean-François Champollion (Le premier à traduire les hiéroglyphes), offre à Charles X et la France au début de 1830.

Un navire, spécialement construit et affrété à cette fin, le Louxor, commandé par Raymond de Verninac Saint-Maur, quitte Toulon en avril 1831 et remonte le Nil en août. Le bateau embarque le monolithe en décembre et redescend le Nil en août 1832. De retour à Toulon en mai 1833, il arrive à Paris en août 1834 après avoir contourné l’Espagne et remonté la Seine depuis Cherbourg. Il est alors déposé couché sur le quai au début du Cours-la-Reine.

L’érection de l’obélisque est une opération périlleuse réalisée le 25 octobre 1836. Il se situe sur la ligne de l’axe historique de Paris qui va de l’Arc de triomphe du Carrousel à l’Arche de la Défense en passant par le jardin des Tuileries et l’avenue des Champs-Élysées.

L’obélisque mesure 23 mètres de hauteur et pèse 222 tonnes, constitué de syénite, un granite rose de Syène qu’on trouve en abondance aux environs d’Assouan en Égypte. Il faut ajouter les 240 tonnes du piédestal fait de blocs de granite rose de l’Aber-Ildut, en Bretagne (Destinés à l’origine à l’érection d’une statue de Louis XVI).

Parmi les hiéroglyphes ornant chacune des faces, on ne peut manquer le cartouche de Ramsès II, où le roi fait une offrande au dieu Amon-Rê.

Le sommet de cet obélisque est surmonté d’un pyramidion (Elément pyramidal couronnant le sommet d’une pyramide et plus généralement d’un monument tel un obélisque), aussi pointu qu’étincelant, de 3,60 m de haut revêtu de bronze recouvert de feuilles d’or.

L’obélisque sert aussi de cadran solaire : les chiffres romains et les lignes sont tracés au sol par des incrustations de métal dans le revêtement du centre de la place.

Cette promenade est terminée. Nous espérons que vous l’avez appréciée.

 


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