Hôtel Matignon – Balade jusqu’au Bon Marché

Hôtel Matignon - Parc

Hôtel Matignon – Parc de 3 ha – Par Pierre-Yves Beaudouin (Travail personnel), via Wikimedia Commons

 


Balade-itinéraire

Cette page est la 3ème partie « Hôtel Matignon, balade jusqu’au Bon Marché » de la promenade complète :

Louvre/Carrousel jusqu’au Bon Marché

 

qui comprend :

 

1ère partie : Carrousel du Louvre – Bon Marché : balade originale – http://paris-guide-web.com/carrousel/

1. Le Louvre – Le Palais

2. Pyramide du Louvre et le projet du Grand Louvre

3. Musée du Louvre

4. Cour Carrée du Louvre

5. La voie triomphale

6. Carrousel, Jardin du Carrousel et Carrousel du Louvre

7. Jardin des Tuileries

 

2ème partie : Palais Bourbon – Balade depuis les Tuileries – http://paris-guide-web.com/palais-bourbon/

8. Musée galerie du Jeu de Paume

9. Musée de l’Orangerie

10. Place de la Concorde

11. Obélisque de la Concorde

12. Pont de la Concorde

13. Palais Bourbon

14. Ministère des Affaires Étrangères

 

3ème partie : Hôtel Matignon, balade jusqu’au Bon Marché

15. Église Sainte Clotilde (Basilique Sainte-Clotilde-et-Sainte-Valère)

16. Rue de Grenelle

17. Musée Rodin

18. Hôtel Matignon

19. Musée Maillol – Fondation Dina Vierny

20. Fontaine des Quatre-Saisons

21. Le Bon Marché

 

Itinéraire : La carte ci-dessous indique l’itinéraire à suivre.

Chaque repère sur la carte correspond au numéro de l’un des paragraphes ci-dessous et en cliquant dessus vous obtiendrez le nom du monument, du musée, etc.

En cliquant sur la carte, vous pouvez la déplacer dans la fenêtre, réduire ou l’agrandir afin de visualiser le nom d’une rue ou autre.

 

 

3ème partie – « Hôtel Matignon, balade jusqu’au Bon Marché »

Vous entrez ici dans la partie du 19ème siècle de la Rive gauche de la Seine et qui aujourd’hui est un des centres de la politique de la France avec l’Hôtel Matignon.

 

Continuez Quai d’Orsay puis remontez à gauche la rue Robert Esnault-Pelterre jusqu’à la rue de l’Université sur votre gauche (Vous passez devant l’entrée principale du Palais Bourbon). Prenez ensuite sur la place du Palais Bourbon la rue de Bourgogne et dur votre gauche la rue des Cases.


15. Église Sainte Clotilde (Basilique Sainte-Clotilde-et-Sainte-Valère)

23 bis rue Las-Cases
75007 Paris
Tél : 01 44 18 62 63
http://www.sainte-clotilde.com/v2/
GPS : 48° 51′ 30″ Nord 2° 19′ 09″ Est
Ouverture 9.00-19.30 en semaine et 10.00-20.00 le samedi et dimanche
Accès :
Métro : Solferino
Architecte : François Chrétien Gau

L’église Sainte Clotilde a été élevée au rang de basilique mineure par le pape Léon XIII en 1897.

Hôtel Matignon - Eglise Sainte-Clotilde

Église Basilique Saint-Clotilde by Mbzt (Own work) via Wikimedia Commons

L’église de la paroisse du faubourg Saint-Germain a été édifiée entre 1846 et 1857 dans un style néo-gothique. Elle révèle le goût croissant de la monarchie de juillet pour le Moyen Âge.

L’intérieur est clair et on peut y voir des vitraux (roses de Thibaut, maître verrier du xixe siècle), des peintures de Lenepveu (chapelle de la Sainte-Vierge), des sculptures de Pradier et Duret (chemin de croix) ainsi qu’une série de sculptures de Guillaume représentant la conversion de sainte Valérie, sa condamnation à mort, la décapitation et l’apparition à saint Martial.

L’église est consacrée à Clotilde (2ème femme de Clovis), représentée en compagnie de Clovis sur les statues de la façade. Fille de Chilpéric, roi des Burgondes, elle encouragea son époux Clovis, roi des Francs, à se convertir au christianisme en 496.

Le grand compositeur César Franck (1859-1890) a été l’organiste de la basilique

 

Continuez la rue des Cases et prenez sur votre droite rue de Martignac jusqu’à la rue de Grenelle.


16. Rue de Grenelle

75006 et 75007 Paris

Longue de 2250 m, elle traverse  le quartier Saint-Germain-des-Prés, le quartier Saint-Thomas-d’Aquin, celui des Invalides et du Gros-Caillou. Au 14ème siècle, elle était un chemin et c’est au 18ème qu’elle pris le nom de Grenelle-Saint-Germain.

Elle est bordée de nombreux hôtels particuliers historiques des 17-18ème. Nombreux sont devenus des bâtiments publics : au 101, le Ministère de la Fonction Publique, au 110 le Ministère de l’Education Nationale, au 116, la Mairie du 7ème , au 127 le Ministère du Travail (Les fameux « accords de Grenelle »), au 138, résidence du Préfet de l’Ile de France. Le 85 est occupé par la résidence de l’Ambassadeur des Pays Bas et le 103 par L’Ambassade de Nouvelle-Zélande.

Des peintres, des romans (Balzac en particulier) ont fait référence à la rue de Grenelle. Alfred de Musset passa presque toute sa vie au 59.

 

A quelques pas, vous retrouvez la rue de Bourgogne que vous prenez sur la gauche jusqu’à la rue de Varenne ou vous tournez à droite.


17. Musée Rodin

Musée Rodin Paris
79 rue de Varenne
75007 Paris
Téléphone : 01 44 18 61 10
www.musée-rodin.fr/
GPS : 48° 51′ 19″ Nord 2° 18′ 57″ Est
Ouverture : 10 à 17h45 – Mercredi 10 à 20h45 – Fermé le lundi
Accès
http://www.musee-rodin.fr/fr/visiter/informations-pratiques-paris#sthash.U2oeI4IB.dpuf
Métro : Varenne (ligne 13) ou Invalides (ligne 13, ligne 8)
RER : Invalides (ligne C)
Bus : 69, 82, 87, 92
Vélib’ : 9 boulevard des Invalides (Voir aussi www.velib.paris.fr)
Stationnement : Boulevard des Invalides

Musée Rodin Meudon
19 avenue Auguste Rodin
92190 Meudon
Téléphone : 01 41 14 35 00
www.musee-rodin.fr/fr/le-musee/le-musee-rodin-meudon
GPS : 48° 48′ 51″ N 2° 15′ 10″ EVoir et modifier les données sur Wikidata
Ouverture : 13 à 18 h – Fermé le 1er mai
Accès
http://www.musee-rodin.fr/fr/visiter/informations-pratiques-meudon#sthash.nyL7hKoR.dpuf
R.E.R : Meudon Val Fleury (ligne C) puis bus n°169 (arrêt Paul Bert)
Métro: Mairie d’Issy (ligne 12)
puis bus 190, 290, 169 (arrêt hôpital Percy)

Le sculpteur s’installa en 1908 dans l’hôtel de Biron construit au début du 18ème siècle, partagé entre plusieurs ateliers d’artistes. Il en était locataire, mais à son initiative a été crée en 1916 le musée qui porte son nom, ouvert en 1919. En effet, il avait fait don à l’état de ses œuvres, de ses collections, de sa bibliothèque, de ses lettres et manuscrits ainsi que de sa résidence à Meudon, la Villa des Brillants, qui constitue aujourd’hui une annexe du musée.

Hôtel Matignon - Musée_Rodin - Jardins

Musée Rodin – Jardin et statues

Après d’importantes rénovations, le nouveau musée Rodin de Paris a été ouvert le 12 novembre 2015. Le musée expose toutes les grandes sculptures de Rodin : le Baiser, les Bourgeois de Calais, la Main de Dieu. Une salle est consacrée à Camille Claudel, sœur de Paul Claudel, élève et compagne de Rodin de 1882 à 1898. On retrouve aussi quelques toiles que le sculpteur avait achetées, de Van Gogh, Renoir, Monet. http://www.musee-rodin.fr/fr/le-musee-rodin/2015-le-nouveau-musee/le-nouveau-parcours

Le grand jardin agréable et ombragé expose les bronzes monumentaux : le Penseur, Balzac, la Porte de l’Enfer (commandée pour le musée des Arts décoratifs, mais jamais réalisée) qui illustre l’Enfer de Dante.

Le musée de Meudon appelée la Villa des Brillants a été rénovée en 1997 à partir de photographies d’époque. En 1900, une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles de nombreux praticiens, ouvriers et mouleurs, travaillait autour de Rodin. S’il se rendait chaque jour dans ses ateliers parisiens, notamment au dépôt des marbres, c’est à Meudon que la part la plus intime de son œuvre s’élaborait. L’endroit fut vite un passage obligé : amis, modèles, commanditaires, personnalités françaises et étrangères s’y succédèrent en grand nombre. – See more at: http://www.musee-rodin.fr/fr/le-musee/le-musee-rodin-meudon#sthash.g5IG6kUl.dpuf

Les visiteurs découvrent au musée de Meudon, à la fois l’esprit d’un atelier et l’atmosphère d’une demeure d’artiste au tournant des XIXe et XXe siècles. La rénovation de 1997, a permis de reconstituer le cadre de vie et de travail du sculpteur. Le musée, construit en 1930 pour remplacer le pavillon de l’Alma et inauguré en 1948, présente de nombreux plâtres, dont ceux des œuvres monumentales de Rodin dans leurs états successifs : La Porte de l’Enfer, Les Bourgeois de Calais, les nombreuses études et figures pour Balzac, les monuments à Victor Hugo, à Puvis de Chavannes et à Whistler. Leur importance est considérable car il s’agit du premier état de création d’une œuvre avant leur réalisation en bronze ou en marbre. Rodin faisait ,en effet, effectuer une série d’épreuves en plâtre de chacune des œuvres qu’il imaginait et gardait ainsi le témoignage de chaque phase de son travail. Il disposait alors de figures multiples qu’il modifiait, transformait ou assemblait à d’autres, inventant son propre langage.

 

Revenez sur vos pas rue de Varenne et continuez : vous passerez devant l’entrée du Palais Matignon (Bureaux et résidence du 1er Ministre).


18. Hôtel Matignon

57 rue de Varenne
75007 Paris
Tel : 01 42 75 80 00
Accès
Métro : Solférino, Rue du Bac et Varenne)
GPS 48° 51′ 16″ N 2° 19′ 15″ E
Architecte : Jean Courtonne

 

Commencé en 1721, pour Christian Louis de Montmorency-Luxembourg, l’hôtel fut vendu inachevé peu après à Jacques Goyon de Matignon, comte de Thorigny. Son fils Jacques IV, devient par mariage prince de Monaco sous le nom de Jacques 1er (Ce qui permet à Albert II de Monaco d’avoir le titre de Sire de Matignon) et l’hôtel Matignon passe à ses descendants jusqu’en 1804. Taleyrand achète l’hôtel Matignon en 1807, doit le revendre en 1811 à Napoléon 1er. Il est échangé en 1816 par Louis XVIII contre le Palais de l’Elysées qui appartenait à Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon. Ensuite s’installe dans l’hôtel Matignon une communauté religieuse, puis un riche colonel américain jusqu’en 1848.

Hôtel Matignon - Cour entrée

Hôtel de Matignon – Cour d’entrée – [Copyrighted free use], via Wikimedia Commons

En 1852, l’hôtel Matignon, acquis par Raffaele de Ferrari, duc de Galliera prit alors le nom d’hôtel Galliera (Il existe aujourd’hui un musée Galliera dans le 16è dont l’origine est commune avec cette famille). Après la mort du duc, prince de Lucedio, en 1876, sa veuve Maria de Brignole-Sale, duchesse de Galliera et arrière-petite-nièce de la princesse de Monaco, issue d’une des premières familles de Gênes qui a donné de nombreux doges y réside seule jusqu’en 1886, entourée de quelque deux cents domestiques. Mais la richissime duchesse fera preuve d’une générosité qui lui fera mériter le titre de grande philanthrope, finançant écoles, hôpitaux, musées, maisons de retraites et œuvres pieuses et de charité tant en France que dans sa ville natale.

Elle accueille gracieusement le comte de Paris, prétendant au trône de France, et sa famille au rez-de-chaussée de l’hôtel, tandis que son fils réside dans une aile et qu’elle-même se réserve l’usage du premier étage et du parc. Cependant le 23 juin 1886 après bien des débats, paraît une nouvelle loi d’exil qui touche les prétendants au trône et leur fils aîné en les obligeant à quitter le territoire national ainsi que tous les autres princes français en les rayant des listes de l’armée. Le comte de Paris prend la décision de quitter immédiatement la France.

Après le vote de la loi d’exil, la duchesse de Galliera offrit son hôtel gracieusement à l’empereur d’Autriche-Hongrie, François-Joseph, pour en faire son ambassade après son décès. Celle-ci, humiliée par l’ingratitude du gouvernement, décide de quitter la France. Seul l’hôtel qui abrite aujourd’hui le musée Galliera a finalement été légué à l’état, les collections qui devait aussi lui revenir ont été donnée à la ville de Gênes.

Lors de l’exposition universelle de 1900, le compositeur autrichien Gustav Mahler donna des concerts au Trocadero et au Châtelet et séjourna alors à l’hôtel de Matignon qui était à l’époque l’ambassade d’Autriche-Hongrie.

Devenu siège de l’ambassade d’Autriche, l’hôtel Matignon est mis sous séquestre pendant la Première Guerre mondiale, comme bien ennemi. En 1922, la France finit par l’acheter, l’hôtel Matignon devenant le siège des tribunaux arbitraux mixtes institués par le traité de Versailles.

Par ailleurs l’hôtel Matignon et ses dépendances, parc (le plus vaste de Paris) et pavillon de musique situé au fond de celui-ci, sont classés au titre des monuments historiques par un arrêté du 3 janvier 1923.

Hôtel Matignon - Salle du Conseil

Hôtel de Matignon – Salle du Conseil via Wikimedia Communs

Après avoir songé à en faire un musée, puis des maisons d’habitation, Gaston Doumergue, ancien président de la République appelé à la Présidence du Conseil, décide de faire de l’hôtel Matignon la résidence du président du Conseil des ministres (Loi de décembre 1934). Le 25 août 1944, lors de la Libération de Paris, seul avec sa future femme Claire, Yvon Morandat prend possession de l’hôtel Matignon au nom du Gouvernement provisoire. Le général de Gaulle s’installe à l’hôtel Matignon où il préside, le 9 septembre 1944, le premier Conseil des ministres parisien du Gouvernement provisoire de la République française.

Avec la Ve République, l’hôtel Matignon demeure la résidence officielle du chef du gouvernement, même si le titre de président du Conseil des ministres est remplacé par celui de Premier ministre.

L’hôtel Matignon comporte à l’arrière un parc de trois hectares, dessiné en 1902 par Achille Duchêne, qui est le plus grand espace vert privé de Paris avant ceux du Palais de l’Élysée et celui – public – du Musée Rodin (ex-hôtel de Biron). Il conjugue perspective « à la française » et plantation « à l’anglaise ».

On y trouve une centaine d’espèces différentes. Depuis Raymond Barre, qui a planté un érable à sucre, chaque chef du gouvernement, à l’exception de Jacques Chirac, y a planté un arbre à son arrivée :

  • Pierre Mauroy: Chêne de Hongrie
  • Laurent Fabius: Chêne des marais
  • Michel Rocard: Copalme d’Amérique
  • Édith Cresson: Arbre aux quarante écus
  • Pierre Bérégovoy: Tulipier de Virginie
  • Édouard Balladur: Érable argenté
  • Alain Juppé: Cercidiphyllum
  • Lionel Jospin: Ulmus « Wanoux »
  • Jean-Pierre Raffarin: Arbre de fer
  • Dominique de Villepin: Chêne pédonculé
  • François Fillon: Cornouiller des pagodes9,10
  • Jean-Marc Ayrault: Magnolia à grandes fleurs11
  • Manuel Valls: Chêne fastigié (Quercus robur fastigiata)

Le parc compte aussi plusieurs autres éléments remarquables :

  • une statue de Pomonedu xviiie siècle, située à l’extrémité d’une allée de 111 tilleuls, taillés en marquise.
  • une glacière du xviiie siècle, cette glacière permettait de conserver la glace récoltée pendant l’hiver.

 

Continuez rue de Varenne jusqu’à la rue du Bac où vous tournez à gauche.


19. Musée Maillol – Fondation Dina Vierny

59-61 rue de Grenelle
75007 Paris
Tél : 01 42 22 59 58
Fermé actuellement : réouverture en septembre 2016
Accès
Métro : rue du Bac
Bus : 63, 68, 69, 83, 84, 94, 95
Vélib : bd Raspail

Après la donation des sculptures de Maillol installées dans les jardins des Tuileries sous l’autorité d’André Malraux en 1964, et réimplantées depuis peu dans le jardin du Carrousel pour s’harmoniser avec la nouvelle perspective des jardins, Dina Vierny prit la décision de créer sa Fondation pour rendre publique toute l’œuvre de Maillol. Elle atteindra son but : la création du musée Maillol, partie essentielle de sa vie

Le musée du sculpteur a été aménagé dans un bel hôtel particulier où vécut Alfred de Musset. Fondé par Dina Vierny qui fut son dernier modèle pendant 10 ans, le musée expose des dessins, des peintures, des plâtres originaux du sculpteur catalan Aristide Maillol. S’ajoute la collection privée de Dina Vierny : des peintres d’art naïf, des toiles et dessins de Matisse, Dufy, Kandinski, Duchamp et de plusieurs artistes russes contemporains.

 

A quelques pas rue de Grenelle …


20. Fontaine des Quatre-Saisons

57 rue Grenelle
75007 Paris

A côté, au n° 57, fut construite en 1739 la Fontaine des Quatre-Saisons par Bouchardon pour alimenter le quartier en eau. Les grandes figures allégoriques représentent la Ville de Paris entre la Seine et la Marne. Les bas-reliefs illustrent les 4 saisons. Son style néo-antique précurseur se généralisa quelques années plus tard.

 

Revenez rue du Bac, sur la gauche, à quelques centaines de mètres vous arriverez au Bon Marché.


21. Le Bon Marché

140 rue du Bac et 24 rue de Sèvres
75007 Paris
www.lebonmarche.com
Tél. 01 44 39 80 00
GPS : 48° 51′ 04″ N 2° 19′ 28″ E
Ouverture : 10 à 20 h le lundi, mardi, mercredi et vendredi, nocturne 10.00-21.00 le jeudi et vendredi
Accès :
Métro : Sèvres-Babylone (Ligne 10 et 12)
Bus : 39, 63, 68, 70
83, 84, 87, 94
Parking, Taxi, Voiturier (Tel avant)
Velib’
Architecte : Gustave Eiffel

C’est le tout premier grand magasin de Paris. Il est entouré par la rue de Sèvres, la rue de Babylone, la rue du Bac et la rue Velpeau.

Hôtel Matignon - Le Bon Marché

Magasin Le Bon Marché By Guillaume Speurt from Vilnius, Lithuania (Le Bon Marché)via Wikimedia Commons

Fondé par les frères Videau, Au Bon Marché commença son essor avec l’arrivée d’Aristide et Marguerite Boucicaut en 1852. Il s’agrandit rapidement de 1869 à 1882 grâce aux principes commerciaux nouveaux de son fondateur : vendre beaucoup et à bas prix, permettre l’entrée libre des clients, afficher des prix fixes (alors qu’ils étaient auparavant « à la tête du client »), à disposition des catalogues de mode, vente par correspondance franco de port, donner la possibilité d’être remboursé. Le magasin passe d’un chiffre d’affaires de 500 000 francs, 300 m² et 12 employés en 1852 à 72 millions de francs, 50 000 m² et 1788 employés en 1877.

Boucicaut innova aussi en promouvant un modèle social paternaliste décrit par Zola dans Au bonheur des dames. Dans les années 1880, 50% du personnel était féminin, logé dans les étages supérieurs. Enfin, il utilisa pour son magasin la nouvelle architecture métallique de la fin du 19è siècle : le Bon marché a été construit (En partie) par l’un de ses représentants majeurs, Gustave Eiffel.

En 1910, à l’initiative de Mme Boucicaut, afin de loger ses clients à proximité, est créé l’hôtel Lutetia qui reste actuellement le seul palace de la rive gauche. Le développement du chemin de fer et des expositions universelles attire à Paris les femmes de province et Mme Boucicaut cherche désormais aussi à toucher une clientèle ouvrière par des prix toujours plus bas.

En 1923 est fondé au n° 38 rue de Sèvres, un « magasin de bouche » appelé Comptoir de l’Alimentation (Aujourd’hui « La Grande Épicerie » – Ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 21 h – Fermé le dimanche – Tel : 01.44.39.81.00). Il propose sur une grande surface une très grande variété de produits culinaires, de qualité et venant de nombreux pays du monde. A l’époque tout était ultra-moderne, le bâtiment, une nouvelle façon de vendre des produits frais, des boîtes de thé et des conserves fines, sur une certaine surface. La publicité ventait : « Plus de 40 tonnes de produits alimentaires sont débitées chaque jour dans ce rayon magnifique, et l’on estime que la quantité de viande vendue approche 2000 kg. Les plus beaux spécimens de fruits, produits de la métropole et de ses colonies, sont offerts à notre clientèle, et nous n’aurions garde d’oublier le rayon de fleurs naturelles ».

En 1978 la surface de vente est doublée, des travaux ont encore lieu dans les années 1980, puis en 2012 et propose depuis des boutiques d’artisans de bouche (poissonnerie, fromagerie, boucherie, charcuterie, pâtisserie, etc.), une cave à vin, une nouvelle configuration des lieux (pose d’un double escalator, d’une trémie et réaménagement avec du granit noir, du chêne et de l’acier brossé) et l’inauguration d’un restaurant sous la verrière

Le groupe LVMH de Bernard Arnault a racheté Le Bon Marché en 1984 pour en faire le grand magasin du luxe de la rive gauche. Au premier semestre 2012, des travaux débutent pour un agrandissement de la surface de vente.

Un autre grand magasin, La Samaritaine, fut acheté à la famille Renan en 2001, rue du Pont-Neuf dans le 1er arrondissement, pour rejoindre également le giron de LVMH Distribution Services, puis fermé en 2005. Un autre projet est en cours pour la Samaritaine.

En 2016, une étude est lancée pour l’ouverture d’un nouvel espace de vente Le Bon Marché dans le 11e arrondissement de Paris.

A noter que le quartier du Bon Marché offre une des concentrations majeures de boutiques de vêtements chics (rue du Cherche-Midi, rue de Sèvres), voire luxueuses du côté de la rue du Bac.

 

C’est ici que se termine la promenade Carrousel/Louvre jusqu’au Bon Marché. Nous espérons que vous avez apprécié les deux aspects « Rive droite » et « Rive gauche ».

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