Montmartre, descente Est vers Place Pigalle

Quartier_Montmartre By Free On Line Photos [Copyrighted free use], via Wikimedia Commons

Montmartre – Le Village sur la Butte – by Free On Line Photos, via Wikimedia Commons

Montmartre, Sacré-Coeur, la Butte : La Petite Histoire de Montmartre

Avant de vous élancer à l’assaut de la Butte Montmartre, apprécier et comprendre votre balade, vous devez connaitre la Petite Histoire de la Butte Montmartre et l’itinéraire que nous vous proposons sur le plan de l’itinéraire ci-dessous (Chaque point repère correspond à un point d’intérêt commenté ci-dessous au fil de votre promenade. En cliquant dessus, vous obtenez son nom. Pour plus de détails, la carte peut être élargie et déplacée comme vous le désirez).

 

 

Les carrières de gypse (plâtre) de la Butte, exploitées par les Romains servirent de cache aux premiers chrétiens.

Au Moyen Age, la butte de Mons Martyrium est un lieu de pèlerinage consacré à Saint Denis, l’évangélisateur des Parisiens. Il y fut décapité au 3ème siècle (Il aurait alors marché en portant sa tête jusqu’à l’emplacement actuel de Saint-Denis, où a été construite la Basilique de Saint Denis – soit sur près de 10 km).

En 1133-34, le roi Louis VI fonde l’abbaye royale des Dames de Montmartre. Elles y développèrent des vignes et des moulins avant que l’abbaye soit démantelée par la Révolution. D’où aussi la rue des Abbesses.

Sacré-Coeur - les Communards

Barricade Montmartre 1871 par Inconnu [Public domain], via Wikimedia Commons

Le contexte de 1870, c’est la guerre qui éclate entre la France et l’Allemagne. En France, c’est la défaite militaire et l’occupation d’une partie du pays par les troupes allemandes.
La démarche de Messieurs Alexandre Legentil et Hubert Rohault de Fleury est spirituelle. Ils font vœu de construire une Église consacrée au Cœur du Christ « en réparation » (c’est-à-dire en pénitence pour les infidélités et les péchés commis) car pour eux, les malheurs de la France proviennent de causes spirituelles plutôt que politiques.

Vient s’ajouter à ce contexte la révolte de la Commune commencée le 18 mars 1871. Les Prussiens occupaient encore les alentours de Paris. Le gouvernement d’Adolphe Tiers (Qui avait succédé à Napoléon III) voulait récupérer les 227 canons stationnés entre Montmartre et Belleville. Deux généraux venus déplacer les canons furent fusillés par les Communards . C’est la révolte. Thiers, Chef du gouvernement, gagne Versailles tandis que la révolte gagne les autres quartiers de Paris. Au cours des semaines suivantes, une bonne moitié des parisiens quittent Paris. Les Communards essaient de s’organiser avec des élections (26 mars 1871) dans une joyeuse pagaille (Toutes les tendances jusqu’aux anarchistes y sont plus ou moins représentées) jusqu’au 28 avril. Ce sont aussi des luttes d’influence et des idéaux farfelus qui s’affrontent (Drapeau rouge de la République universelle et ouverture de la citoyenneté aux étrangers). La commune administre Paris jusqu’au 20 mai.

Pendant ce temps là, le gouvernement officiel installé à Versailles négocie la paix avec les Allemands toujours à proximité et encerclant Paris. Bismarck aide le gouvernement Thiers en libérant 60 000 prisonniers pour aider les seuls 12 000 soldats dont il dispose alors, laisse ces troupes contourner la Capitale et établi un barrage de troupes allemandes à l’est à Montreuil. En théorie, la Commune dispose de 194 000 hommes, en réalité de 20 à 40 000 de soldats peu entraînés, avec des officiers élus sur leurs convictions plus que sur leurs capacités.

Les « Versaillais » passent à l’attaque le 21 mars à l’ouest, en prenant le Mont Valérien sur la colline de Suresnes. Progressivement les bastions qui entourent Paris et tenus par les Communards se rendent. Le 8 mai, Thiers adresse une proclamation aux Parisiens par voie d’affiche (Affiches mystérieusement placardée pendant la nuit dans la ville assiégée !) pour qu’ils fassent reddition. La Commune est finalement vaincue au cours de la Semaine Sanglante qui débute le 21 mai par l’entrée des troupes versaillaises dans Paris et se termine le 28 mai dans le cimetière du Père-Lachaise. La Commune a duré 72 jours. Mais entre temps, des atrocités, des destructions, des incendies en tous genres se sont produits dans Paris (Par exemple le Palais des Tuileries incendié le 23 mai 1871 par Bergeret, Bénot et Étienne Boudin). De nombreux communards survivants ont été condamnés à la déportation (Louise Michel, enfant du quartier fut ensuite emprisonnée en Nouvelle-Calédonie).

Fin 1872, le Cardinal Guibert, archevêque de Paris, approuve le vœu fait en 1870 et choisit Montmartre pour construire l’Église évoquée. En 1873 il obtient de l’Assemblée Nationale une loi qui déclare d’utilité publique la Basilique, permettant ainsi que le terrain soit affecté à la construction d’une église qui sera la Basilique du Sacré-Coeur que nous connaissons aujourd’hui.

Montmartre est alors une commune indépendante jusqu’en 1860, date à laquelle la plus grande partie de Montmartre est annexée à Paris.

La Butte Montmartre fut colonisée par les artistes à partir du 19ème siècle : on pouvait y croiser Corot, Géricault, Renoir, Degas, Cézanne, Max Jacob, Apollinaire, Juan Gris, Vlaminck, Braque, Picasso etc.

Montmartre comprenait aussi des vignes qui donnaient un vin local. Depuis quelques années, a lieu la Fête des vendanges de Montmartre, qui rassemble plus de 500 000 personnes, le deuxième week-end d’octobre, chaque année (300 bouteilles vendues au profit d’œuvres caritatives).

De nombreuses célébrités sont nées à Montmartre : les acteurs Cassel, Jean Gabin, André Malraux, Jean Renoir, l’écrivain Robert Sabatier, Michel Sardou, Maurice Utrillo. Beaucoup d’autres (Comédiens, peintres, écrivains, musiciens, réalisateurs) ont vécus ou vivent encore à Montmartre : Jean Marais, Dalida, etc.

 

Commençons cette balade à la Gare haute du Funiculaire.

 

1. Funiculaire – Gare basse – Gare haute

 

Nous vous donnons rendez pour votre point de départ de cette balade, la gare haute du Funiculaire de Montmartre. A partir du bas de la Butte Montmartre, vous pouvez donc prendre soit le Funiculaire à partir de la gare basse pour le prix d’un ticket de métro, soit monter par l’escalier qui longe le Funiculaire (Appelé « Place Suzanne Valadon » dans sa partie basse et « Place Foyatier » plus haut) – à partir du 1 rue Tardieu/Place Saint-Pierre.

Accès à partir du métro, pour atteindre la gare basse du Funiculaire ou le départ de l’escalier « Place Suzanne Valadon » :

  • Station Anvers (Ligne 2): sortie Boulevard de Rochechouart, en face monter rue de Steinkerque jusqu’à la rue « Place Saint Pierre », tourner à gauche.
  • Station Abbesses (Ligne 12) : prendre la rue Yvonne le Tac puis à l’extrémité continuer rue Tardieu

 

A la station haute du Funiculaire, montez en direction du Sacré-Coeur, mais prenez à gauche la rue Saint-Eleuthere puis la rue du Mont Cenis pour aller à la Place du Tertre (Nous irons au Sacré-Coeur plus tard au fil de la promenade proposée).


2. Place du Tertre

75018 Paris

 

Sacré-Coeur - Place du Tertre Painters

Place du Tertre by Serge Melki, via Wikimedia Commons

Cette ancienne place publique ouverte contre le mur de clôture de l’abbaye de Montmartre en 1635 a été fréquentée, de la fin du 18è siècle jusqu’au début de la Première Guerre mondiale, par toute la bohème qui vivait à Montmartre : peintres, chansonniers et poètes. Picasso et Utrillo y vivaient.

Avec ses nombreux artistes dressant leur chevalet chaque jour, elle est un des lieux de Paris les plus visités par les touristes. Ce « carré aux artistes » est divisé en 149 emplacements de 1m² chacun et permet à deux peintres de se relayer.

Vous pouvez encore voir la première mairie de Montmartre, installée en 1790 au domicile du premier maire, Félix Desportes, et le restaurant À la Mère Catherine, fondé en 1793. . C’est au restaurant de la mère Catherine que le mot russe bistro (« vite ») fit son apparition, amené par les occupants russes qui campèrent en 1814 sur la butte, à la chute de Napoléon.

Au n° 21 se trouve le syndicat d’initiative du vieux Montmartre (Tel. 01 42 62 21 21, dépliants, visites guidées).

S’ouvrant au nord de la place du Tertre, la rue Saint-Rustique (du nom du compagnon de Saint Denis) est vieille de 9 siècles. Elle a gardé ses pavés et son caniveau central.

Il existe plusieurs restaurants sur la place. Ce ne sera pas tout à fait de la gastronomie à la française et le rapport qualité/prix pas très avantageux. Mais il existe aussi une multitude de restaurants/bistrots dans toues les rues adjacentes.

 

Quittez la Place du Tertre à l’opposé d’où vous êtes arrivé, en direction de la rue du Calvaire, mais avant l’escalier prendre à droite « place du Calvaire » (Qui est en fait une « impasse ») pour rejoindre la rue Poulbot.


3. Espace Montmartre-Salvador Dali

11 rue Poulbot
75018 Paris
Tel. 01 42 64 40 10
http://daliparis.com/
Ouvert de 10.00-18.00) – Ouvert les 25 décembre, 31 décembre et 1er janvier – Nocturne du 1er juillet au 31 août : Fermeture à 20h.
Accès
L’espace Dalí se situe à 30 mètres de la place.
Accès
Métro : Anvers (ligne 2), Abbesses ou Lamarck-Caulaincourt (ligne 12).
Bus : n°54, n°80,
Montmartrobus.
Funiculaire de Montmartre (inclus dans les cartes mensuelles RATP)
Le petit-train de Montmartre : Il vous conduira de la place Pigalle au parvis du Sacré-Coeur (payant).

 

Deux vastes sous-sols exposent des sculptures, des gravures, des lithographies, des anamorphoses de l’artiste surréaliste. La mise en scène théâtrale, l’éclairage, les interventions de la voix de Dali créent un climat étrange non dénué d’humour. Le musée compte plus de 300 œuvres originales, représentant son monde fantasmagorique

 

Continuez la rue Poulbot jusqu’à la rue Norvins où tournez à gauche.


4. Place Jean-Baptiste Clément et rue Norvins

La Place Clément est en fait une rue. Elle est bordée de plusieurs anciennes maisons. Au n° 22 de la rue Norvins, M. Sandrin fit construire une grande villa en 1774 qui devint un lieu de repos au 19ème siècle ayant accueilli Gérard de Nerval.

 

Revenez sur vos pas rue Norvins jusqu’à la rue des Saules, sur votre gauche puis à droite prenez la rue Cortot.


5. Musée de Montmartre – Jardin Renoir

12 – 14 rue Cortot
75018 Paris
www.museedemontmartre.fr/
Tel :  01 49 25 89 39
Ouvert 10.00-18.00
Accès
Métro : Ligne 2 (Station Anvers puis funiculaire de Montmartre ou station Abbesses puis Montmartrobus, arrêt Saules-Cortot), Lamarck-Caulaincourt

 

Sacré-Coeur - Musée de Montmartre

Musée de Montmartre by Musée de Montmartre, via Wikimedia Commons

Bâtie en 1680, on a longtemps cru que la maison a d’abord été la maison champêtre d’un acteur de la troupe de Molière.Ce qui ne semble pas la réalité.

Le 12 rue Cortot a accueilli de nombreux artistes : Auguste Renoir y loua un atelier en 1876 (deux pièces sous le toit et une ancienne écurie au rez-de-chaussée pour y ranger sa toile et son chevalet) et réalisa pendant son séjour des toiles majeures telles que Le Bal du moulin de la Galette, La Balançoire et Jardin de la rue Cortot à Montmartre.

Sacré-Coeur - Bal du Moulin de la Galette

Bal du Moulin de la Galette – Pierre-Auguste Renoir [Public domain], via Wikimedia Commons

Y vécurent également Suzanne Valadon et son fils, Maurice Utrillo, André Utter (mari de Suzanne Valadon et aussi peintre), Émile Bernard, les fauves Othon Friesz et Raoul Dufy, Démétrios Galanis,Francisque Poulbot, Léon Bloy, Pierre Reverdy.

Le Musée de Montmartre ouvert en 1960, retrace la vie du vieux village de Montmartre. Très instructif et intéressant.

 

Continuez rue Cortot jusque n° 6.


6. Placard d’Erik Satie

6 rue Cortot
75018 Paris
Tel. 01 42 78 15 18
http://www.erik-satie.com/accueil/
Visite sur Rendez Vous.
Accès
Métro : Ligne 2 (Station Anvers puis funiculaire de Montmartre ou station Abbesses puis Montmartrobus, arrêt Saules-Cortot).

 

Le compositeur Erik Satie habitait à la fin du 19ème siècle une petite chambre qu’il appelait son placard. Elle a été transformée en petit musée-boite à surprises où l’on voit des partitions, des manuscrits, une gravure de Picasso, des projets pour le ballet Parade et entendre ses Gymnopédies .

Note

Les gymnopédies (en grec ancien Γυμνοπαιδία / Gumnopaidía) étaient des festivités religieuses tenues à Sparte, en juillet, en l’honneur d’Apollon et en hommage aux guerriers morts à la bataille des Champions.

C’est après avoir lu Salammbô de Gustave Flaubert que Satie a l’idée de pièces pour piano inspirées par les danses de l’antiquité grecque. La série de 3 pièces musicales entre dans la catégorie des œuvres de sa période Montmartroise. Elles furent publiées pour la première fois par son père Alfred Satie, mais ne connurent une vraie popularité qu’à partir de 1910, quand la jeune génération de compositeurs et d’interprètes français de l’époque découvrit sa musique.

 

Revenir sur vos pas rue Cortot jusqu’à la rue des Saules.


7. La Maison rose

 

Au n° 2 rue de l’Abreuvoir (A l’angle de la rue des Saules), elle est connue en raison de la peinture d’Utrillo qui la représente.

 

Continuez rue des Saules, les vignes de Montmartre se trouvent sur votre droite juste avant de croiser la rue Saint-Vincent.


8. Le Clos de Montmartre

Rue des Saules et pratiquement au croisement avec la rue Saint-Vincent

Sacré-Coeur - Vigne de Montmartre

Vigne de Montmartre by Shadowgate from Novara, ITALY, via Wikimedia Commons

En 1929, les habitants (menés par Francisque Poulbot, dessinateur du gamin pauvre montmartrois du même nom) ouvrirent un square sur l’ancien jardin d’Aristide Bruant pour empêcher la construction d’un HLM. On y planta en 1933 une vigne dite « au clos de Montmartre ». La Commanderie du Clos Montmartre est créée en 1983 par Maurice His, Président de la  « République de Montmartre », entouré d’une dizaine de compagnons plus une femme. Le souhait des membres fondateurs, au-delà de leur goût pour le vin, était de donner une représentation officielle aux vignes de Montmartre.

La cueillette du raisin ne donne pas lieu à une manifestation publique particulière. Il est pressé dans les caves de la mairie du 18eme arrondissement.

Chaque année, au mois d’octobre est organisée à Montmartre une Fête des vendanges de Montmartre, avec un défilé réunissant les associations montmartroises et des confréries vinicoles de provinces invitées.

Le vin est alors vendu aux enchères. Le bénéfice revient aux œuvres sociales de la Butte.

 

Continuez la rue des Saules. Juste après la rue Saint Vincent se trouve le Lapin Agile.


9. Cabaret le Lapin Agile

22 Rue des Saules
75018 Paris
Tel. 01 46 06 85 87
http://www.au-lapin-agile.com/
Ouvert tous les soirs de 21.00 à 1.00 – Fermé le lundi
Accès
Métro Lamarck-Caulaincourt

 

La maisonnette à l’enseigne du « Lapin agile » est l’ancien cabaret des « Assassins ». En 1880 le propriétaire confie au caricaturiste André Gill, familier des lieux, la confection d’une enseigne : le cabaret devient alors connu sous le nom Au Lapin à Gill, bientôt transformé en Lapin Agile

Sacré-Coeur - Lapin Agile

Cabaret le Lapin Agile – By Mbzt, via Wikimedia Commons

Racheté par Aristide Bruant en 1902, le cabaret fut le lieu de rendez-vous des écrivains, poètes et peintres montmartrois jusqu’à 1914. La décoration actuelle évoque encore Max Jacob, Fernand Léger ou la « plaisanterie » de Dorgelès : l’écrivain fit barbouiller par un âne une toile « abstraite » qui fut exposée au Salon des Indépendants, pour jouer un tour aux artistes fauves et cubistes du Bateau-Lavoir voisin.

Poésie, chanson française classique et nouveaux talents : aujourd’hui le cabaret accueille de jeunes chanteurs qui font revivre les vieilles chansons françaises avant d’entonner leur répertoire. Une atmosphère unique et montmartroise. Pas d’micro, pas d’sono. Le public chante aussi !

 

Prendre la rue Saint Vincent, sur votre droite, continuez rue de la Bonne jusqu’à la rue du Chevalier de la Barre que vous prenez à droite pour atteindre le rue du Cardinal Guibert. Saint-Pierre de Montmartre se trouve sur votre droite.


10. Saint Pierre de Montmartre, à côté du Sacré-Coeur

2 Rue du Mont Cenis
75018 Paris
Tel : 01 46 06 57 63
GPS : 48° 53′ 12″ Nord 2° 20′ 31″ Est
Ouverture : 9h – 19h00

 

Sacré-Coeur - Saint-Pierre de Montmartre

Saint-Pierre de Montmartre – Par Benchaum, via Wikimedia Commons

A proximité du Sacré-Coeur, à l’emplacement d’un temple de Mars devenu église mérovingienne au 5ème siècle, les Bénédictines de l’abbaye de Montmartre reconstruisirent l’église en 1147. L’intérieur roman (sauf la voûte d’ogive gothique et quelques remplois gallo-romains en 1470) est le seul vestige de l’abbaye. Fermée lors de la Révolution, l’église reçut une tour destinée au télégraphe de Chappe en 1794, en service jusque 1844. Par manque de travaux, la fermeture de l’église semblait définitive en 1896. Son sauvetage ne fut prise qu’à la dernière minute. La restauration est alors entreprise sous la direction de Louis Sauvageot entre 1900 et 1905, et l’église Saint-Pierre obtient alors son visage actuel.

A côté se trouve le cimetière du Calvaire. Fermé en 1823, devenu site classé, le plus petit et ancien cimetière de Paris n’est ouvert que le 1er novembre.

 

Traversez la rue du Cardinal Guibert. Vous êtes au Sacré-Coeur.


11. Sacré-Coeur

Place du parvis du Sacré-Cœur
35 Rue du Chevalier de la Barre
75018 Paris
http://www.sacre-coeur-montmartre.com/francais/informations-pratiques/
Tel : 01 53 41 89 00
Ouverture : 6h00 à 22h30
Accès
Métro, bus, funiculaire, trains touristiques
Note :
La Butte de Montmartre est desservie par 4 stations de métro. Les stations Abbesses sur la ligne 12 et Anvers sur la ligne 2 qui ont l’altitude la plus élevée, sont tout de même 50 m au dessous de celle de la Basilique du Sacré-cœur. Les deux autres sont encore plus en profondeur. D’où l’utilisé du « Montmartobus » et du funiculaire.
Stations de métro
Station Jules Joffrin (M° 12) + Montmartrobus (arrêt Place du Tertre)
Station Pigalle Pigalle (M° 12, M° 2) + Montmartrobus (arrêt Norvins)
Station Anvers (M° 2) + Funiculaire (un ticket de métro) ou escaliers
Station Abbesses (M° 12) + Funiculaire (un ticket de métro) ou escaliers
N’hésitez pas à contacter le plan de la RATP : (…)
Funiculaire :
Gare Basse : Rue Tardieu
Gare haute : Rue Saint Eleuthère
Horaires : 06H15 – 0H45
Départ toutes les 5 minutes.
Montmartrobus : le bus de Montmartre
Place Pigalle : premier départ 7h50 – dernier départ 0h52
Place Jules Joffrin : premier départ 7h30 – dernier départ 0h35
Départ toutes les 12 minutes.
Bus : lignes 30 ; 54 ; 85 ; 80 ; 67 ; 74 ; 95
Personnes à mobilité réduite : une rampe d’accès et un ascenseur sont situés au 35, rue du Chevalier de la Barre, à l’arrière de la Basilique. Horaires d’ouverture habituels : 9h30-17h30. Pour vérifier les horaires d’ouverture : tel 01 53 41 89 00.
Parkings : au bas de la Butte seulement et à quelques pas du Moulin Rouge : parkings Rédélé, Clichy Montmartre, Garage Mansart, et Square Anvers (24/24h et 7/7j.
Architectes :  Paul Abadie,  Lucien Magne, Honoré Daumet, Jean-Charles Laisné, Jean-Louis Holot, Henri-Pierre-Marie Rauline
Hauteur de la Basilique : 83 m

 

Depuis la nuit des temps, Montmartre a été un lieu de culte : les Druides gaulois, les Romains avec leurs temples, culte chrétien au IIIème siècle avec le martyre de l’évêque Denis, l’Église Saint-Pierre, la plus ancienne de Paris, reconstruite près de l’Abbaye Royale de Montmartre au XIIè siècle par le roi Louis VI et sa femme Adélaïde de Savoie… enfin la basilique du Sacré-Coeur conçue en 1873 comme lieu expiatoire des « exactions » commises par la Commune. Financée par 10 millions de fidèles dont les dons récoltés en un demi-siècle sont de 46 millions de francs, la construction de la Basilique du Sacré-Coeur n’a été achevée qu’en 1914 à cause des oppositions au projet (Expropriation de terrains) et de la présence des carrières (de plâtre). Elle ne fut consacrée que le 16 octobre 1919 à cause de la guerre. La basilique du Sacré-Coeur est ancrée sur des fondations très profondes (83 piliers enterrés qui font dire à certains que c’est la basilique du Sacré-Coeur qui soutient la butte). La blanche façade romano-byzantine est caractéristique du goût du 19è siècle. L’intérieur est décoré de mosaïques de Merson. Le dôme offre un remarquable point de vue sur la capitale.

Sacré-Coeur - Basilique_du_Sacré-Cœur,_2015

Basilique du Sacré-Cœur, Par Ana Paula Hirama, via Wikimedia Commons

La Basilique du Sacré-Cœur est vouée à l’Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement. Depuis 1885, des fidèles — hommes, femmes et enfants de toutes conditions et de tous horizons — se relayent dans la basilique pour réciter une prière ininterrompue, de jour comme de nuit. Appelée l’Adoration perpétuelle, cette prière est la mission que la Basilique a reçue à sa consécration : une mission d’intercession constante pour l’Église et le monde. La nuit (après 22h30 et jusqu’à 6h), seules les personnes inscrites pour participer à cette prière sont autorisées à l’intérieur de la Basilique de Sacré-Coeur (http://www.sacre-coeur-montmartre.com/francais/la-nuit-d-adoration/article/inscription-en-nuit-d-adoration)

 

Déplacez vous vers la Parvis du Sacré-Caeur pour admirer Paris du point culminant de la capitale.


12. Parvis de la Basilique du Sacré-Coeur

 

 

View_Panoramique_from_Sacré-Cœur Par Neo007 [CC BY 3.0 (httpcreativecommons.org licenses by 3.0 ], via Wikimedia Commons

Vue de Paris depuis le Parvis du Sacré-Coeur par Neo007, via Wikimedia Commons

Prenez un des escaliers qui descendent vers le bas de la Butte Montmartre jusqu’à la rue de Cardinal Dubois que vous prenez à gauche. Vous arriverez à votre point de départ …. mais la promenade n’est pas terminée !


13. Les escaliers de la Butte : la descente sportive vers le bas de la Butte Montmartre

 

Sacré-Coeur - Escaliers de la Butte

Escaliers de la Butte – Eric Pouhier via Wikimedia Commons

L’escalier qui longe le funiculaire s’appelle « La rue Foyatier » qui prolonge la « Rue Suzanne Valadon ». Il est de plus de deux cent vingt marches et vous permet d’atteindre la Basilique du Sacré-Cœur, tout comme le funiculaire. Il est aussi possible de monter jusqu’au Sacré-Cœur par plusieurs escaliers dans le Square Louise Michel.

Mais il y a aussi de nombreux autres escaliers sur la Butte. Vous aurez certainement l’occasion de les emprunter lors de votre visite. Certains souffrent de les monter, d’autres les ont chanté (« Ils sont durs paraît-il aux miséreux… »). La liste de ces escaliers est longue. Nous en avons cité quelques uns ci-dessous :
Escalier Paul Albert, « Littérateur »
Escalier de la rue Utrillo
Passage Cottin
Escalier de la rue du Chevalier de la Barre : Il débouche devant le jardin de la Turlure, à deux pas du Sacré-Cœur. Il faut venir la nuit regarder ses pavés qui se transforment en ciel étoilé. C’est Alekan, chef opérateur et le sculpteur Patrick Rimoux, qui ont reproduit avec des fibres optiques, les constellations du 1er janvier et du 1er juillet.
En descendant rue Lamarck, vous tombez sur les escaliers de la rue Becquerel.
De l’autre côté de la rue Lamarck, un terrain de pétanque toujours fréquenté et un autre escalier, rue de la Bonne : Il y avait là une des fontaines de Montmartre dont l’eau était réputée.
Un peu plus bas, l’escalier de la rue du Mont-Cenis. Un des plus longs de la Butte. Il est plus orienté vers le nord que vers l’est.

 

La solution alternative est bien sûr le Funiculaire !


14. Le funiculaire de Montmartre : la descente facile vers le bas de la Butte Montmartre

75018 Paris

Sacré-Coeur - Funiculaire en 1900

Funiculaire du Sacré-Coeur (1900) – Claude Shoshany [Public domain], via Wikimedia Commons

Ouvert en juillet 1900, il a été entièrement rénové en 1935 puis en 1991. Long de cent huit mètres, il gravit les trente-six mètres de dénivelé en moins d’une minute trente et pour un ticket de métro. Ouvert sept jours sur sept de 6 heures à 0 h 45, il a transporté 3 152 786 voyageurs en 2013.

 

A la sortie du Funiculaire ou de l’escalier, vous avez sur votre gauche les jardins du Square Louise Michel. Traversez le, vers l’Est sur une centaine de mètres, jusqu’à la rue Ronsard où vous trouverez la Halle Saint-Pierre.


15. Halle Saint-Pierre le Musée d’art naïf Max-Fourny

2 rue Ronsard
75018 Paris
Tel. 01 42 58 72 89
http://www.hallesaintpierre.org/
Ouvert 10.00-18.00, samedi 11-18 h, dimanche 12-18 h – En août 14-18 h – Fermé le week end
Fermeture 25 décembre, 1er janvier, 1er mai, 14 juillet et 15 août.
Accès
Métro : Anvers, Abbesses)

 

La Halle Saint-Pierre est une charpente métallique construite en 1868 dans un style proche de Baltard (Par un des élèves de l’architecte Baltard).

Elle héberge aujourd’hui le Musée d’art naïf Max-Fourny.  Monsieur et Madame Fourny ont réuni 500 tableaux et 80 sculptures d’artistes contemporains du monde entier. L’art naïf est caractérisé par des couleurs douces posées de manière uniforme, le refus de la perspective, des techniques provenant de l’art populaire. Les toiles simplifient la réalité, expriment le rêve, le fantastique.

 

Revenir vers l’ouest par la rue appelée « Place Saint Pierre »


16. Place Saint Pierre

 

La Place Saint Pierre n’est en fait qu’une rue qui va du 3 au 19, sans numéro côté pair. C’est aussi le cœur du Montmartre révolté de la Commune, c’est de là aussi que Gambetta, ministre de l’intérieur de la nouvelle IIIème République, est parti en ballon six mois plus tôt, le 7 octobre 1870 pour lever une armée à Tours, tandis que Paris résistait au siège prussien. Les vents contraires emportèrent le ballon au-dessus des lignes allemandes mais il échappa au pire et atterrit dans un chêne du côté de Montdidier.

Les trois premiers immeubles font partie du Marché aux tissus : les Coupons de St Pierre, Reine, Ronsard Décors.

 

Descendre la « Place Saint-Pierre » jusqu’ à la rue Steinkerque que vous descendez jusqu’à la rue d’Orsel que vous prenez sur votre droite jusqu’à la Place Charles Dullin.


17. Théâtre de l’Atelier

1 Place Charles Dullin
75018 Paris
Tel : 01 46 06 49 24
http://www.theatre-atelier.com/
48° 53′ 00″ Nord 2° 20′ 32″ Est

 

Inauguré le 23 novembre 1822 sous le nom de « Théâtre Montmartre », c’est un petit théâtre de 563 places.

En 1922, le comédien et metteur en scène Charles Dullin rachète la salle, la rebaptise Théâtre de l’Atelier et en devient directeur. Souhaitant faire de ce théâtre un lieu d’excellence et de recherches théâtrales. il précise que son théâtre sera celui « de la poésie et de la réflexion ».

Jusqu’en 1940, Dullin révèle de nombreux auteurs dont Marcel Achard, Alexandre Arnoux et Bernard Zimmer et permet la confirmation de tempéraments dramatiques comme ceux de Jules Romains, Armand Salacrou ou Jean Cocteau.

André Barsacq dirige le théâtre de 1940 à 1973. Il y crée entre autres des pièces de Paul Claudel, Nicolas Gogol, Ugo Betti, Jean Anouilh, Marcel Aymé, Félicien Marceau, Françoise Sagan, René de Obaldia, Friedrich Durrenmatt, Luigi Pirandello,… Il révèle, en outre, de nombreux comédiens dont Suzanne Flon, Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo ou Michel Bouquet.

 

Continuez la rue d’Orsel jusqu’à la rue Dancourt sur votre gauche, jusqu’au Boulevard de Rochechouart à prendre sur votre gauche jusqu’au n° 72.

 


18. Elysées-Montmartre

72 Boulevard de Rochechouart
75018 Paris

GPS : 48° 52′ 59″ Nord 2° 20′ 36″ Est

 

La salle de bal du 19ème siècle dite Elysées-Montmartre brûla en 1900 : lors de sa reconstruction, elle est devenue salle de concerts rock jusqu’en mars 2011 où elle est à nouveau ravagée par un incendie. Cette salle de concert du 18e arrondissement de Paris, reprise par les propriétaires du Trianon voisin, est en travaux pour deux ans jusqu’en 2016.  Elle restera un lieu de culture et de spectacle. De quoi rassurer ceux qui craignaient sa disparition.

 

Revenir sur vos pas Boulevard de Rochechouart jusqu’au n° 80.


19. Le Trianon

80 bd de Rochechouart
75018 Paris
Tél. 01 44 92 78 00
Fax. 01 72 70 36 02
http://www.letrianon.fr/programme/
Restaurant « Le Petit Trianon » – même adresse : tel : 01 44 92 78 08
Accès
Métro :  Ligne 2 (Station Anvers)
Bus : Lignes 30 & 54 Arrêt Anvers Sacré-Cœur)
Parking : Anvers (Saemes)

 

Construit en 1894 avec une façade néo-18ème siècle, ce fut une salle de théâtre puis de music hall puis de cinéma avant de fermer de nouveau en 1990, pour actuellement devenir une salle de spectacle plus polyvalente.

 

En continuant voir au n° 120.


20. La Cigale

120 Boulevard de Rochechouart
75018 Paris
Accès
Métro : lignes 1 et 12, stations Pigalle ou Anvers (A égale distance)
Bus : lignes 30, 54, et 67 – Station Rochechouart-Martyrs
Vélib : en face de la Cigale
Voiture : Les parkings alentours se situent près de la station de métro Anvers ou rue Dancourt

 

On passe devant la Cigale, salle de spectacle aux multiples facettes, au 120 boulevard de Rochechouart (1885) dont la blancheur n’est trouée que par un hublot et une colonne de bow-windows. Elle a été réhabilitée en 1987 par Philippe Starck.

Note :

La Cigale est aussi une salle de restauration « A la Cantine de La Cigale »  au 124, bd de Rochechouart 75018 PARIS – Tel : 01 55 79 10 10. Ouvert du mardi au samedi de 11 h à 2h du matin.

 

Toujours dans la même direction, vous arrivez Place Pigalle.


21. Place Pigalle, le départ vers la Basilique du Sacré-Coeur

Quartier Saint Georges
75009 Paris
GPS : 48° 52′ 56″ Nord 2° 20′ 15″ Est

 

Elle est située dans le « 9ème quartier St Georges » et s’appelait autrefois la « Place de la Barrière-Montmartre ».

En 1785 en effet, les fermiers généraux (Administration fiscale de l’époque) chargés de récolter les impôts royaux demandèrent à l’architecte Ledoux de cerner la capitale d’une enceinte fiscale, qui coupa la commune de Montmartre en deux : Montmartre intra-muros (le 9ème actuel) fut soumis aux taxes. L’arrondi de la place de la Place Pigalle s’est dessiné autour des trois arcades de la barrière d’octroi de Ledoux, démolies en 1861.

Sacré-Coeur - Place Pigalle

Place Pigalle 1910 par Eugène Galien-Laloue [Public domain], via Wikimedia Commons

Les rues alentour étaient, à la fin du XIXe siècle, un quartier d’ateliers de peintres et de cafés littéraires fréquentés par les « viveurs », danseurs, demi-mondaines. Le plus réputé fut la Nouvelle Athènes. Elle a inspiré une chanson célèbre de Georges Ulmer : « Un p’tit jet d’eau, une station de métro, entourée de bistrots, Pigalle… ». Au bord de la fontaine se tenait un marché aux modèles pour les peintres impressionnistes de la fin du 19è siècle comme Manet.

Au n° 13 (Hôtel Royal) sont sculptés des chevaux ailés et des chimères du sculpteur du 18ème siècle Jean-Baptiste Pigalle. C’est son nom qui a donné celui de la place (et du quartier).

À voir aux environs immédiats :

Sacré-Coeur - Café Nouvelle Athènes

Suzanne Valendon au Café Nouvelle Athènes par Federico_Zandomeneghi, via Wikimedia Commons

  • Café de la Nouvelle Athènes. 9 place Pigalle à Paris (France). Il a été de 1871 à la fin du XIXe siècle, un lieu de rencontre des artistes peintres du mouvement impressionniste. Il servit de décor à plusieurs tableaux célèbres, comme l’absinthe de Degas, et La Prune, de Manet. On y retrouve Suzanne Valadon dans le tableau « Au café la Nouvelle Athènes » peint en 1885 par Federico Zandomeneghi, peintre divisionniste italien.
  • Musée de la vie romantique au 16 de la rue Chaptal, dans l’hôtel Scheffer-Renan, ancienne demeure du peintre d’origine hollandaise Ary Scheffer (GPS : 48° 52′ 52″ Nord 2° 19′ 59″ Est). Au rez-de-chaussée du pavillon construit en 1830, le musée expose les souvenirs de la romancière George Sand, qui venait en voisine rendre visite au peintre. Les salons y restituent son art de vivre avec des peintures, dessins, sculptures, meubles, bijoux et objets de vitrine provenant de sa demeure de Nohant en Berry. À l’étage, les salles évoquent la mémoire d’Ary Scheffer comme de ses contemporains – et du philosophe Ernest Renan, devenu son neveu par alliance. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_de_la_vie_romantique)

Il s’agit d’un des quatorze Musées de la Ville de Paris gérés depuis le 1er janvier 2013 par l’établissement public administratif Paris Musées.

Cette balade « en descente » de la Butte Montmartre « côté est » est terminée. Nous espérons que vous l’avez appréciée.

D’autres balades sont disponibles : consultez notre site en cliquant ici.

 

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